Algérie - Revue de Presse

Réconciliation nationale et amnistie générale



Le RND fait campagne Le RND entame sa campagne pour l?amnistie générale. Depuis que le président de la République a jeté ce concept sur la scène politique lors de son discours à l?APN fin octobre dernier, la classe politique et le mouvement associatif ne cessent de s?interroger sur les contours et les limites juridiques de ce projet. Le Président a laissé une grande interrogation dans nombre d?esprits. Le parti d?Ahmed Ouyahia a soutenu la réconciliation nationale, pierre angulaire du programme de la campagne électorale du Président Bouteflika. Il continuera à « soutenir ce projet et tout autre initiative du Président qui assurera plus de paix et de sécurité et qui, de surcroît, permettra la prospérité et le développement de notre pays », a lâché hier le porte-parole du parti, Miloud Chorfi, à la fin de la conférence nationale sur « La réconciliation nationale et la société civile », tenue à l?hôtel Es Safir. Miloud Chorfi sait de quoi il parle. Son parti soutient l?amnistie, sans même le dire explicitement. « La réconciliation englobe tout », dira-t-il. « Elle est le fondement du programme du président, donc, tout ce que Abdelaziz Bouteflika décidera de faire entre dans ce cadre et nous le soutenons. » Donc, vous soutenez l?amnistie générale... « Je vous ai dit que le parti est avec tout ce qui apportera plus de stabilité et de tranquillité à notre pays », ajoutera-t-il. Avez-vous pris connaissance du contenu de ce projet ? Votre chef de parti a-t-il eu des entretiens avec le président Bouteflika à ce propos ? Avez-vous une idée générale sur les gens qui seront concernés par cette initiative et la nature de l?initiative elle-même ? M. Chorfi est incapable de répondre. « Je ne peux pas répondre », nous dira-t-il sèchement. Pourquoi donc le RND annonce d?ores et déjà son soutien à l?amnistie générale ? Seddik Chihab, sénateur et membre du bureau national du RND, emprunte un langage plus explicite. Lors de son intervention à Es Safir, Seddik Chihab a souligné qu?il est impossible de « parler d?une loi sur l?amnistie générale sans l?intégrer dans le contexte de la réconciliation nationale. Sinon, cette amnistie se transformera en une décision technique venue d?en haut, telle que la grâce présidentielle ». Et de renchérir : « Nous sommes en train de parler de la réconciliation nationale et de l?amnistie générale qu?a annoncée le président Bouteflika. Cela vient couronner les précédentes initiatives qui ont porté leurs fruits. » Avant de vanter les vertus de la concorde civile et de la loi sur la Rahma, Seddik Chihab a précisé que l?idée de la réconciliation nationale est ancienne, laissée en jachère pour absence de conditions nécessaires pour sa concrétisation. Selon lui, « c?est la société civile qui a vaincu le terrorisme et qui a pu supporter une décennie tragique et douloureuse qui jettera les jalons de l?amnistie générale afin de concrétiser le grand projet de la réconciliation, d?abord avec soi-même, avec le peuple et l?histoire ». Ces deux projets vont, aux yeux de Seddik Chihab, permettre à notre pays « d?aller vers une nouvelle étape très avancée dans la pratique démocratique, le respect des droits de l?homme et la reconstruction et le développement économique ». Pour Noria Hafsi, membre du bureau national du parti et présidente de l?Union nationale des femmes algériennes (UNFA), « nous n?avons qu?à jeter un regard sur l?Afrique du Sud et le Liban qui ont pu traverser une étape difficile grâce à la réconciliation que les hautes autorités avaient décrétée ».


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