Algérie

Protesta des jeunes à ksar Chellala

Les langues se délient Moins de vingt-quatre heures après la protesta des jeunes de la ville de Ksar Chellala (voir notre édition du samedi 18 juin), un mouvement de protestation qui s?articulait essentiellement autour du chômage endémique dans cette région d?Algérie, les autorités locales semblent enfin donner raison à ce qui se disait ici et là sur le dispositif d?emploi ; il en existe sept programmes initiés en faveur des jeunes déviés de leurs objectifs initiaux, voire totalement travestis de par les entreprises écrans créées à des fins spéculatives. C?est en marge d?une rencontre tenue hier à la wilaya au cours de laquelle les responsables concernés donnaient lecture des premières conclusions d?enquête, nous apprend un communiqué de la cellule de communication, que beaucoup de déviations ont été constatées. Le directeur de l?ANSEJ, dira la même source, aurait fait des révélations surprenantes. Des 978 microentreprises créées, 116 s?apparentent à des entreprises écrans qui n?existent que sur... le papier, et sur les 7722 entreprises éligibles sur un total de 11 629 dossiers déposés, seules 1051 d?entre elles avaient reçu l?aval des banques. A ce titre, est-il précisé, 722 des 978 projets financés ont pu créer de l?emploi. 1948 plus exactement. Des chiffres demeurent loin des attentes en dépit des efforts des uns et des autres et surtout des milliards décaissés. Une perte de temps et d?argent qui n?a généré qu?une floraison d?activités mineures non créatrices d?emplois, à l?exemple des taxiphones et taxis. De son côté, la CNAC, autre organisme impliqué dans le processus d?emploi, fait part de 386 projets ayant reçu l?approbation et que seuls 52 ont été financés à hauteur de 66 millions de dinars. Au-delà des chiffres, de la mise sur pied d?une énième commission d?enquête et du travail d?assainissement entamé par certaines APC, le problème du chômage reste à l?instar de toutes les régions du pays cet autre fléau ravageur que ne pourront endiguer certains dispositifs, bien qu?ils constituent une planche de salut.
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