Algérie

Profitant du laxisme des organes de contrôle

Des travailleurs du pré-emploi abusent de congés de longue durée A Oran, les mauvaises habitudes et la triche ont la peau dure. Les thérapies les plus coriaces étant restées infructueuses, quelles mesures prendront les pouvoirs publics pour éradiquer le phénomène de l’absentéisme, de la désertion des postes de travail et surtout de la complaisance de nombreux responsables? A ce sujet, des sources responsables au ni-veau de la direction de l’Action sociale confient que des enquêtes sont actuellement en cours et concernent les dossiers de jeunes recrutés au titre du pré-emploi. Lors de leurs missions, des inspecteurs du travail ont constaté au niveau des directions et institutions qu’ils ont visitées, qu’un nombre, toujours croissant, de personnels recrutés dans ce cadre, se trouvaient en position de CLD, congés de longue durée. Selon nos interlocuteurs, recrutés au titre du pré-emploi, les jeunes avaient la possibilité de recevoir une formation et d’acquérir l’expérience nécessaire au renouvellement de leur contrat pour une ou deux années. Cependant, contaminés par plus anciens et mieux rodés dans la triche, les jeunes recrues ont vite mis à profit l’absence de contrôle pour se faire de l’argent, sans se donner de la peine, et ainsi soustraire 6000 à 8000 dinars par mois au Trésor public et aux contribuables. Pour y parvenir, ils se font délivrer des certificats de maladie de complaisance sur plusieurs mois et ainsi le tour est joué. A ce propos, l’Inspection du travail assure qu’elle n’est pas habilitée pour contrôler les personnels recrutés dans le cadre du pré emplois et que cette catégorie de personnels n’est pas soumise au Code du travail. De même source, on tient à préciser que c’est l’Etat qui verse les indemnités allouées à ces personnels et que les relations de travail ne sont pas définies. Selon nos sources, cette situation est encouragée par l’absence de contrôle. Souvent, avons-nous appris, des personnes travaillant dans le cadre du pré emploi s’adonnent, en parallèle, à des activités libérales dans le secteur privé où elles ne sont pas déclarées à l’organisme assureur. A rappeler que les dossiers ont été transférés à la DAS où l’on ne parle plus de pré emploi mais de travail social. Ceci étant, toujours à la direction de l’Action sociale, la procédure suit son en cours pour ficeler définitivement ce dossier et mettre à exécution les dispositions de la nouvelle législation, annoncée le mois d’avril dernier par le ministère du Travail. Selon le nouveau dispositif, les universitaires au chômage percevront dorénavant 12000 dinars le mois et seront contrôlés par l’Inspection du travail. En attendant, assure-t-on de même source, et afin d’éviter tout dépassement, les services de la direction de l’Emploi recueillent les dossiers des personnels non déclarés à la sécurité sociale. Ceci s’applique à l’ensemble des chômeurs, universitaires et sans qualification compris. Sifi F. & Nemili M.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)