Les pouvoirs publics œuvrent pour maintenir un équilibre entre la satisfaction de la demande intérieure et la valorisation de l'excédent de production à l'exportation. C'est dans cette optique que le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, a décidé avec les cadres de son département et d'autres secteurs de « mettre en place un mécanisme permanent de suivi périodique de la production nationale ». Et de « définir une méthodologie claire pour prendre en charge et orienter l'excédent de production vers l'exportation, en veillant à garantir l'équilibre du marché intérieur et la stabilité des prix, tout en permettant aux produits algériens d'accéder régulièrement et efficacement aux marchés extérieurs ». Plus particulièrement les produits agricoles et alimentaires.
Il a présidé une réunion consacrée à la révision de la liste des produits agricoles et alimentaires concernés par le gel de leur exportation, suite à l'excédent de production et à la disponibilité de plusieurs produits enregistrés durant cinq années consécutives. Lors de cette rencontre, tenue en présence des secrétaires généraux des ministères de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, et de l'Industrie, et de représentants de certaines filières professionnelles, il a été convenu de « mettre en place le mécanisme permanent de suivi périodique de la production nationale » .
Le but étant de prendre en charge et orienter l'excédent de la production vers l'exportation. Tout en veillant à garantir l'équilibre du marché intérieur et la stabilité des prix.
Rezig a affirmé que l'excédent de production enregistré ces dernières années dans plusieurs produits agricoles et alimentaires, conjugué à la demande croissante de certains opérateurs économiques souhaitant exporter, « reflète la transformation positive de la dynamique de production nationale et sa capacité à se tourner vers les marchés extérieurs ».
Selon le ministre du Commerce extérieur, ces indicateurs « témoignent de la maturité de certaines filières de production », d'où la nécessité, a-t-il dit, de « mobiliser les efforts pour faciliter l'accès des opérateurs aux circuits d'exportation ». Bien évidemment, dans un cadre organisé tenant compte de la stabilité du marché national et soutenant une croissance économique durable.
A noter que durant ces dernières années, l'Algérie a mis l'accent sur l'autosuffisance alimentaire, notamment céréalière, avec des efforts pour faire augmenter la production des fruits et légumes. D'ailleurs, l'Algérie prévoit une augmentation de ses exportations en 2025 vers l'Afrique et les pays du Golfe.
Deux contrats ont été déjà signés avec la société saoudienne « Goddy » et deux entreprises algériennes pour l'exportation de la tomate cerise algérienne vers l'Arabie Saoudite durant cette année. Tout récemment, le ministère du Commerce extérieur a accordé l'autorisation officielle d'exporter des œufs de consommation, après l'excédent enregistré dans la production.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : le marché de change formel : une nécessité
Source : www.lequotidien-oran.com