Algérie - A la une

Privations



Privations
Ignorés par les autorités locales et par les pouvoirs publics, coupés du monde quand le temps se déchaîne et que les perturbations atmosphériques prennent une allure d'apocalypse, les habitants de l'intérieur du pays et des régions reculées n'ont pas fini de manger leur pain noir. Qu'ils expriment leur colère ou qu'ils se résignent, leur situation demeure la même depuis des décennies. Dépourvus de tout, guettant des signes d'intérêt qui ne viennent pas, ils se plaignent à qui veut les entendre des nombreuses lacunes qui font leur quotidien, sans que cela gêne ceux qui sont censés prendre en compte leurs préoccupations et 'uvrer à leur procurer une vie décente. Loin s'en faut. Il est permis de penser que ces populations sont exclues des actions entreprises par leurs élus et par les responsables, plus occupés à servir leurs familles et leurs amis. Des problèmes dignes du Moyen âge subsistent dans ces contrées oubliées, comme si les habitants n'ont pas droit à un minimum de confort, eux qui sont usés par les privations de toutes sortes. Le gaz naturel n'est qu'une vue de l'esprit dans ces régions qui souffrent du manque d'assainissement, de l'absence d'infrastructures de bases, tel que les centres de soins, et de déficiences par rapport au réseau routier. Les pistes sont leur lot, les différents chemins les reliant à la grande route n'ont pratiquement jamais connu de bitumage, les quelques-unes qui l'ont été un jour, sont dans un état de dégradation avancée. Il existe à ce jour des villages qui ne connaissent de l'électricité que le nom, alors qu'ils ont introduit les conduites d'eau dans leurs domiciles à leurs propres frais. Le minimum de commodités s'apparente à un luxe, alors que c'est le droit de ces populations d'exister dans une relative aisance. On n'arrête pas de parler du développement local, les responsables locaux donnaient l'impression d'en faire leur cheval de bataille. La neige de ces derniers jours a montré que ce n'était que de la poudre aux yeux. Il reste maintenant à savoir si les leçons seront retenues, ou si on continuera à porter des 'illères en oubliant ce qui s'est passé, pis, en oubliant même où se trouvent ces régions qui ont fait parler d'elles.


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