Algérie

Prévue demain avec la coopération de l’ONU

Rencontre sur Al-Qaïda à Alger Un atelier d’étude sur le régime des sanctions contre Al-Qaïda et les Talibans, découlant de la résolution 1.267 et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, se tiendra aujourd’hui et demain à Alger. Cet atelier, organisé par les autorités algériennes avec la coopération de l’ONU, et en premier chef, l’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions contre Al-Qaïda et les Talibans, se tiendra à l’adresse des représentants des départements ministériels et des institutions judiciaires, financières et sécuritaires concernées. Rappelons que le régime de sanctions en vigueur au titre de la résolution 1.267 (1999), adoptée en vertu du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, impose à tous les Etats de prendre des mesures à l’encontre des individus et entités dont les noms figurent sur la liste tenue par le Comité des sanctions, quel que soit l’endroit où ils se trouvent. Il s’agit du gel des fonds détenus par ces personnes et entités dans des banques, le refus d’accès aux aéronefs et restrictions de déplacement par l’interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire des Etats de toute personne figurant sur ladite liste ainsi que l’embargo sur les armes et les matériels militaires. Depuis l’adoption de ces résolutions, l’Algérie a pris les mesures adéquates pour leur mise en œuvre, notamment en mettant en place les structures de soutien à tous les niveaux (judiciaire, administratif, sécuritaire et diplomatique...) et en coopérant activement avec les instances onusiennes. Et cet atelier vient à un moment de confirmation des liens entre l’Organisation d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) de Abdelmalek Droudkel et l’organisation de Ben Laden et de Zawahiri. Une confirmation faite par le chef de l’ex-GSPC sur les colonnes du très hospitalier New-York Times et suivie par l’annonce du gel des avoirs de quatre responsables de l’AQMI. Notons également que le comité du Conseil de sécurité issu de la résolution 1267 (1999) concernant Al-Qaïda, les Talibans et les personnes et entités qui leur sont associées, a été créé le 15 octobre 1999 et est également connu sous le nom de «Comité des sanctions contre Al-Qaïda et les Talibans». Le régime des sanctions a été, plusieurs fois, modifié et renforcé par des résolutions ultérieures (de 2002 à 2008, de sorte que les sanctions s’appliquent désormais aux personnes et entités associées à Al-Qaïda, à Oussama Ben Laden ou aux Talibans, où qu’elles se trouvent. Les noms des personnes et entités ainsi visées sont inscrits dans une liste récapitulative régulièrement mise à jour. Le comité est actuellement présidé par S.E.M. Jan Grauls (Belgique), dont le mandat viendra à expiration le 31 décembre 2008. Les deux vice-présidents pour 2008 sont le Burkina Faso et la Fédération de Russie. Le Comité conduit ses travaux conformément aux directives qu’il a reçues. Il publie des rapports annuels sur ses activités, et tient régulièrement des séances d’information à l’intention du Conseil de sécurité. Ce comité est l’un des trois organes de lutte contre le terrorisme, créés par le Conseil de sécurité. Les deux autres sont le Comité contre le terrorisme et le Comité 1540. Les trois comités et leurs experts coordonnent leurs activités et coopèrent étroitement. Par ailleurs, dans la mesure du possible, ils rendent compte de leurs travaux au Conseil de sécurité dans le cadre de réunions conjointes.Cela étant dit, le communiqué de la présidence souligne que l’Algérie, à l’instar des autres membres de la communauté internationale a, depuis l’adoption de ces résolutions, «pris les mesures adéquates pour leur mise en œuvre, notamment en mettant en place les structures de soutien juridique et judiciaire, administratives, sécuritaires et diplomatiques requises et en coopérant activement avec les Comités et autres organes d’appui technique au niveau des Nations unies». Aussi, la tenue de cet atelier s’inscrit-elle dans cette démarche qui vise à «consolider la capacité des institutions nationales à faire face aux engagements internationaux de l’Algérie et à renforcer les mécanismes de coopération internationale et ce conformément aux objectifs de la Stratégie mondiale des Nations unies en matière de lutte contre le terrorisme» ? Cette collaboration est de nature à couper les vivres aux cellules actives et dormantes d’Al-Qaïda qui écument la région du Maghreb et du Sahel, notamment. Amine B. & Makri A.
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