Algérie - Zhor Fergani

Portrait de Lalla Zhor Fergani



(1915-1982). Grande dame du chat traditionnel constantinois. Sœur ainée de Mohamed Tahar Fergani. De son vrai nom Fatima Zohra Reggani, Hadja Zhor naquit le 16 février 1915 à Constantine au sein d’une famille d’artistes. Sa mère, Akila Stambouli, mélomane avertie, se chargea de son éducation musicale. Son père El Hadj Hamou ne se contenta pas seulement de l’encourager mais lui apprit les bases du hawzi constantinois. Zhor débuta sa carrière en 1945 en animant des fêtes familiales à la cité Daksi de Constantine., lieu où elle rendit l’âme le 5 aout 1982. Au cours de sa vie artistique elle constitua de nombreux ensembles féminins (Bnoutète avec Bendir et Instruments ou Fqirate avec Bendir seulement), toutefois celui qui dura le plus fut celui qui comprenait sa mère, sa tante Hanifa, ses sœurs Malika et Zoulikha ainsi que Zouina et Houria Zidane. Jouant du violon, Hadja Zhor maitrisait parfaitement les autres instruments tels que la Derbouka ou le Tar. Lorsqu’elle se produit en gala elle se fait accompagne d’un orchestre masculin. Au lendemain de l’indépendance, la cantatrice se produisit régulièrement dans les centres d’enfants de Chouhada. Le gala sans doute le plus retentissant fut celui qui a eu lieu au Théâtre municipal de Sétif les samedis 22 et dimanche23 février 1964 et au cours duquel le public lui réserva un accueil exceptionnel à la mesure de son talent et de sa notoriété. Elle fut sollicitée de partout à l’Est, au Centre et à l’Ouest. L’histoire retiendra son passage à Mostaganem chez la famille Bouamrane ; invitée pour une soirée, elle ut retenue durant 7 jours et 7 nuits. Bien que jamais diffusée, el Hadja Zhor fit de nombreux enregistrements pour la télévision en plus des retransmissions en direct. Elle enregistra pour le commerce en 1972 chez Pathé-Marconi, 6 microsillons 45t, comprenant les chants suivants : Sidi Abderrahmane, Sidi Mhamed, Sidi Rached, Lalla Menoubia, Lalla Laâroussa, Ya Rahalla Khellouni, Kamla oua Twila et Ya Zyar. Cette pionnière dans l’interprétation en public du Mahdjouz ou du Zedjel, accompagné par de grands maîtres et de grands orchestres, a pu sortir le chant traditionnel féminin de Constantine du cercle restreint des femmes et des fêtes familiales de la vieille cité et le porter sur la scène publique, à travers toute l’Algérie.



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