
Karim Achoui, né le 7 octobre 1967 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une figure controversée du barreau français, connu pour son parcours tumultueux en tant qu’avocat pénaliste franco-algérien. Surnommé « l’avocat des voyous » par les médias, son histoire est marquée par des succès judiciaires retentissants, des démêlés avec la justice, une tentative d’assassinat en 2007, et une radiation définitive du barreau de Paris en 2015. Ce portrait explore les étapes clés de sa vie, ses réalisations, ses controverses, et les zones d’ombre qui continuent de susciter des interrogations.
Karim Achoui voit le jour dans une famille modeste d’origine kabyle. Sa mère, assistante maternelle, et son père, employé chez Renault, sont tous deux immigrés d’Algérie. Dès son plus jeune âge, Achoui se distingue par son ambition et son intelligence. Il entreprend des études de droit et de médecine en parallèle, mais opte finalement pour le droit. En 1993, il prête serment à la Cour de Paris.
Il travaille d’abord sous la tutelle de Jean-Marc Florand, et collabore sur des dossiers prestigieux, notamment avec Jacques Vergès dans l’affaire Patrick Dils.
En 2000, Achoui ouvre son propre cabinet à Paris et se fait remarquer dans des affaires médiatisées : Michel Lepage, Marc Hornec, Jamel Debbouze, Richard Gasquet, Sami Naceri, entre autres.
Son style flamboyant, ses costumes sur mesure et ses résultats spectaculaires lui valent le surnom d’« avocat des voyous ». Cette proximité avec le milieu du grand banditisme soulève des questions sur ses relations avec ses clients.
Le 22 juin 2007, Karim Achoui est victime d’une tentative d’assassinat à Paris. Il est grièvement blessé, mais survit. Il dénonce une infiltration policière de son cabinet comme mobile de l’attaque, qu’il expose dans son livre Un avocat à abattre.
Malgré six suspects identifiés, dont Ruddy Terranova et Djamel Hakkar, tous sont acquittés. L’affaire reste non résolue.
En 2008, Achoui est condamné à sept ans de prison pour complicité de tentative de meurtre, mais acquitté en appel en 2010. Il est aussi sanctionné pour d'autres infractions, notamment pour emploi dissimulé, entraînant sa radiation définitive du barreau de Paris en 2011, confirmée en 2012.
Il tente de contourner cette radiation en s’inscrivant au barreau d’Alger, plaidant en France en s’appuyant sur la convention franco-algérienne de 1962. En 2024, il est condamné à 18 000 euros de jours-amende pour exercice illégal de la profession d’avocat.
Malgré ses déboires judiciaires, Karim Achoui reste actif. Il fonde en 2013 la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM), s'inspirant des Black Panthers et du CRIF.
Il explore aussi le cinéma (L’Enlèvement de Michel Houellebecq, projet de biopic avec Bibi Naceri), publie plusieurs livres (Un avocat à abattre, Numéro écrou 31208, Musulmans, quels sont vos droits ?) et ouvre un restaurant à Paris avec Smaïn.
La trajectoire de Karim Achoui oscille entre gloire, scandales, et drames personnels. Son image publique mêle combats militants, provocations médiatiques et contestation du système judiciaire français. La tentative d’assassinat de 2007 reste une énigme, renforçant le mystère qui entoure cet avocat hors norme.
Malgré des suspects désignés, l’acquittement en 2013 et 2016 laisse cette tentative d’assassinat sans réponse.
Aucune preuve directe ne permet de confirmer des relations illégales avec ses clients. S’agissait-il seulement d’un avocat efficace ?
Sa stratégie de s’appuyer sur la convention franco-algérienne interroge : acte de défi ou conviction juridique ?
Peu d’informations concrètes existent sur les résultats de la Ligue. Est-ce une plateforme d’action ou de communication ?
Achoui accuse régulièrement la police de manipulations. Ces accusations sont-elles fondées ou stratégiques ?
Condamné pour exercice illégal, il a fait appel. Quelle est sa situation actuelle ?
Livres, films, restaurant... Ces initiatives sont-elles motivées par le besoin de rester visible, ou de rebondir économiquement ?
Posté par : frankfurter
Ecrit par : GROK
Source : Photo : Par ' Oumma, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=135242372