Algerie - CAF : Coupe d'Afrique des Nations de Football

Planète (Maroc/Afrique) - Finale de la CAN 2025 / Maroc-Sénégal (0 à 1): Les Lions de la Teranga triomphent face aux coulisses



Planète (Maroc/Afrique) - Finale de la CAN 2025 / Maroc-Sénégal (0 à 1): Les Lions de la Teranga triomphent face aux coulisses
Le Sénégal a offert dimanche soir au continent africain une leçon d’une portée majeure, en s’imposant magistralement face au Maroc lors de la finale des joutes de la Coupe d’Afrique des nations de football. Par cette victoire, il a incarné avec éclat l’essence même de l’Afrique: une force de caractère inébranlable, une résilience farouche face à l’injustice et à la ségrégation, mais aussi une bravoure patiente. L’ensemble de ces vertus s’est magnifiquement cristallisé, le temps d’un match à rebondissements, au sein de l’équipe nationale sénégalaise.

Ce sacre ne s’est pas mesuré seulement sur la pelouse durant les 120 minutes de jeu où les Sénégalais ont tout donné, mais tout au long de la compétition. Car son parcours dans cette Coupe d’Afrique des nations, scandaleusement émaillé d’entraves à l’image d’autres sélections brillantes écartées de la compétition, semblait compromis par des manœuvres savamment concertées impliquant la Fédération marocaine de football, la CAF et avec la bénédiction de la FIFA — agissements que la sélection sénégalaise avait d’ailleurs officiellement dénoncés, la veille, à travers un communiqué de sa Fédération pointant des conditions d’accueil manifestement défavorables.

Pour autant, ni l’argent, ni les jeux d’influence en coulisses, ni la complaisance arbitrale au service de combinaisons douteuses n’ont pu enrayer la détermination des Lions de la Teranga. Solides, combatifs et endurants jusqu’au coup de sifflet final, les Sénégalais ont démontré avec force, et grâce à un coéquipier et capitaine hors pair en le nom de Sadio Mané, que seule la vérité du terrain ouvre la voie au rêve suprême: celui de s’imposer footballistiquement et arracher une victoire qui les propulse pour la deuxième fois sur le toit du continent africain. Une victoire qui délivre aussi d’une chape de plomb.

Le staff de la sélection marocaine ainsi que ceux qui gravitent insidieusement autour de lui n’ont pas seulement concédé une défaite sportive; ils ont dépensé des milliards en devises pour une compétition dévoyée de son caractère. Plus grave encore, ils ont perdu l’estime d’un continent tout entier, sous le regard attentif du monde. La démonstration est sans équivoque: tous les scénarios peuvent être envisagés, sauf lorsque l’authenticité entre en lice. A cet instant précis, tout bascule.

Car le jeu de la balle ronde peut tout autant se plier à des manœuvres insidieuses qu’il peut, à tout instant, enfanter l’inespéré et faire jaillir le miracle. Ce dernier a choisi pour cette fois la sélection du Sénégal. L’heure est désormais au bilan, si tant est que l’on ambitionne d’assainir cette compétition et de la réinscrire dans sa vocation exclusivement sportive. A cette fin, il convient d’attaquer le mal à sa source. Des dirigeants tels que Lakdjaâ et Motsepe, tenus pour artisans des dérives les plus funestes du football africain, ont le devoir moral et institutionnel de se retirer de leurs fonctions, tant leur gestion se solde par un échec manifeste.

Il serait tout aussi vain d’ignorer que durant leur mandat, la Coupe d’Afrique des nations a fait l’objet d’une «sanction injustifiée», se voyant imposer, à compter de 2028, une périodicité quadriennale, rompant ainsi avec la tradition bien établie d’une organisation biennale. Puissions-nous espérer que cette mascarade, indûment prolongée, ne trouve plus jamais à se répéter?

Photo d'illustration: La joie des sénégalais après la remise du trophée. El Watan

par Aziz Kharoum
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