Algérie - El Kala

Planète - La surpêche entraînerait la prolifération des méduses



Planète - La surpêche entraînerait la prolifération des méduses
C’est ce que vient de publier, le 25 août, le rapport d’un collectif d’associations de pêche, Océan 2012, assurant que les scientifiques, qui ont étudié durant 10 ans les causes et conséquences des pullulations de méduses, expliquent l’arrivée de ces animaux marins sur les plages à tout moment par différents facteurs.

D’après Océan 2012, si le changement climatique est l’un des principaux mis en cause, certains chercheurs ont montré «que la surpêche permet aux populations de méduses de croître de manière exponentielle. L’élimination des prédateurs des fonds marins peuvent donner un avantage aux méduses par rapport aux poissons». Depuis une vingtaine d’années, les côtes algériennes sont cycliquement envahies par d’immenses bancs de méduses, certaines d’une taille peu commune. Il n’y a pas une année où on n’a pas eu à s’alarmer, surtout les pêcheurs, de ces nappes rougeâtres qui flottent en direction du rivage. Celles de la Méditerranée sont peu dangereuses, même si leur simple vue déclenche des haut-le-cœur. Cependant, certaines espèces des océans Indien et Pacifique sont beaucoup plus toxiques, pouvant aller jusqu’à provoquer des décès par choc allergique. Ce qui est extrêmes rare.

Pour les pêcheurs, les dégâts sont plus importants. Les méduses s’empêtrent dans les filets et les brisent sous leur poids. Elles piquent les poissons, marquant leur chair et les rendant invendables. De toute évidence, la prolifération des méduses est liée aux activités humaines. Le réchauffement climatique, qui élève la température moyenne des eaux de mer, augmente également le taux de survie de la méduse pélagique ou méduse mauve (Pelagina noctiluca) de la Méditerranée. Ce qui lui donne un avantage certain sur les autres espèces de poissons, de crustacés et de mollusques. L’augmentation du CO2 atmosphérique entraîne lui une acidification des eaux de mer qui fragilise les coquilles de mollusques.

Mais, selon les scientifiques, c’est peu significatif devant la surpêche qui entrave la reconstitution des populations des prédateurs des méduses, comme l’espadon, la tortue de Méditerranée, la caouane, ou le thon rouge risquant l’extinction. La surpêche des poissons plus petits qui se nourrissent de planctons, donc concurrents des méduses, favorisent également le développement exponentiel des méduses. Pour les écologistes, la prolifération des méduses est le signe d’un profond déséquilibre écologique global qui n’a pas fini de faire parler d’elle et pas seulement par les baigneurs d’un bref été de vacances.

Pour plus d’info : http://www.lepecheurresponsable.com/ocean-2012.html

Slim Sadki
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