La dépression Leonardo provoque des pluies diluviennes depuis mercredi 4 février dans la péninsule ibérique. Le centre du Portugal a été placé en alerte rouge, en raison d’un risque de crue du Tage, le grand fleuve qui traverse le pays. L’agence météorologique portugaise attend «des pluies persistantes, parfois fortes, et des rafales de vent de l’ordre des 100 km/h, et de 120 km/h en montagne», samedi matin.
L’extrême droite portugaise a demandé un report du second tour des élections présidentielles, prévue dimanche, mais l’autorité électorale nationale a confirmé la tenue du scrutin malgré le déluge de pluie qui s’est abattu sur le pays, à l’exception de la commune inondée de Alcácer do Sal.
La Galice, au nord de l’Espagne, est en alerte orange ce vendredi matin, tandis que l’agence météorologique espagnole (Aemet) a supprimé jeudi soir son alerte sur l’Andalousie, signe de l’accalmie attendue vendredi 6 février. En dix jours, la ville de Grazalema, dans la province de Cadix, a reçu plus de pluie que ce que reçoit en un an « la ville de La Corogne, en Galice, réputée très pluvieuse », a déclaré le porte-parole de l’Aemet.
Les épisodes de fortes pluies sont de plus en plus fréquents en raison du dérèglement climatique. La dépression Leonardo est la septième tempête depuis le début de l’année.
Le nord du Maroc est également touché par de violentes inondations, qui ont précipité l’évacuation de 140.000 personnes en près d’une semaine. Les pluies enregistrées ces cinq derniers mois au Maroc ont dépassé les apports hydriques moyens d’une année. Et ce, après sept années consécutives d’une grave sécheresse dans le pays.
Photo: Grazalema, en Espagne, le 5 février 2026. - © Jorge Guerrero / AFP
Reporterre
On ne va pas vous le cacher: à Reporterre, on est inquiets.
Ici comme ailleurs, les tensions montent, les démocraties s’essoufflent, le débat public se polarise. Tout semble instable.
Le vent peut tourner très vite. Et quand l’extrême droite arrive au pouvoir, les médias indépendants en sortent rarement indemnes.
Mais au milieu de la tempête, Reporterre garde le cap.
Nous refusons de céder au sensationnalisme, à la panique et aux raccourcis.
Chaque jour, nous enquêtons, nous expliquons, nous documentons avec une ligne claire: informer plutôt qu’enflammer les esprits.
Chez Reporterre, il n’y a ni actionnaire, ni propriétaire milliardaire: le média est à but non lucratif. Nous sommes financés à 98% par 1,6% de nos lectrices et lecteurs.
Concrètement, ça veut dire que:
. Personne ne modifie ce que nous publions.
. Nous ne cherchons pas à capter votre attention mais à traiter les sujets qui méritent votre attention.
. Nous pouvons laisser tous nos articles en accès libre pour toutes et tous, sans conditions de ressources.
Il n’y a pas d’action collective sans information libre.
Et c’est grâce à vous qu’elle peut exister.
👉 Un don d’1€, c’est déjà un geste fort.
👉 Un soutien mensuel nous permet d’investir, de financer des enquêtes, de penser dans la durée.
En échange de votre don, pas de t-shirt, pas d’articles réservés.
Mais un journalisme libre, rigoureux et accessible à tous, toujours.
Ça vous prendra moins de 2 minutes.
Merci 💚
Je soutiens Reporterre
Si vous en avez les moyens, choisissez un soutien mensuel. Merci.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : akarENVIRONNEMENT
Ecrit par : Reporterre - 6 février 2026
Source : https://reporterre.net/