Algérie

Plage de détente assurée dans les bras de Mostaganem l’hospitalière

Plage de détente assurée dans les bras de Mostaganem l’hospitalière
Les Sablettes, Salamandre, Kharouba, Petit Port, la liste des plages est impressionnante dans l’ancien port Romain de Murustaga. Entre Oran et Alger depuis toujours à "Mosta" c’est le bain de pied assuré dans la Grande Bleue.

Dominée par Beymouth, la cité Auscher et un peu plus haut la cité Boris, en contrebas du parc du 20 août, le Mostaganem originel dévoile ses charmes et ses couleurs parsemées d’ocre et de pastel. Depuis le fort de l’Est, aussi appelé Bordj Ettork et datant de l’ère Turque, la vue plongeante sur les quartiers de Tigdit, Matmore et Tobabana est irrémédiablement attirée par la mer. Tout débute là, tout y revient aussi. Impossible d’éviter ce regard bleu profond, parfois surligné par les eaux chargées de limon du Chelif qui s’y contrastent et s’y déversent sur des kilomètres. Et quand, aussi incroyable que cela puisse paraître, la vue perd le chemin du rivage, il y aura toujours à Mostaganem, au détour d’un thé partagé, ou dans un des nombreux cyber-cafés, quelqu’un qui rappellera la proximité de la mer nourricière. Toutefois, le curieux ou le nostalgique pourront opérer une immersion tranquille dans la ville. Depuis la place de la mairie, précédée par l’agréable jardin public, l’avenue Benaïed Bendehiba artère principale, appelle à la flânerie.

Passée la poste les, arcades mènent à la Mosquée Badr. Au bout de l’avenue, en infléchissant un peu sa course c’est le quartier Derb El Houd qui prend la relève. Ses petites ruelles découvrent alors qui un barbier, qui des matelassiers, qui des tailleurs. Les riches étoffes ici se font alors concurrence et lors des mariages, qui commencent aux beaux jours, les marchandages et négociations vont bon train. Plus excentré, toute mesure gardée, mais plus pauvre, Tobbana recèle le joyau architectural de la grande Mosquée.

Classée monument historique, l’édifice ceint d’un mur ocre flamboyant, abrite un élégant minaret de forme hexagonale. En miroir de Tobbana et tout aussi paupérisé fait face Tigdit, l’ancienne ville berbère. Retour aux sources et c’est le chapelet de plages qui donne alors l’impression d’un littoral sans fin. Délaissant la plage de Kharrouba, le vacancier inspiré et véhiculé, se délectera d’endroits plus sauvages. Le phare de Ouillis surplombant des dunes parsemées de pinèdes, incitera les rêveurs à s’arrêter.

En poussant jusqu’à Petit Port, on découvrira un minuscule village pris entre deux interminables plages. Ici, les pêcheurs cabotent et s’affairent toute la journée, mais ne refusent pas quelques palabres entre deux filets jetés. L’instinct ou la rumeur pourront conduire enfin à Sidi Lakhdar où, paraît- il, un mausolée abrite l’esprit d’un pieux poète gardé par un curieux palmier plusieurs fois centenaires. Puis le retour vers "Mosta" annoncera de délicieuses bombances dans une des pêcheries de la ville ou, plus exotique, sur place, dans une des innombrables pizzerias. Mostaganem, paisiblement bercé par le rythme de la Méditerranée, continue de cultiver l’accueil de ses hôtes, dans l’esprit d’une hospitalité sincère toujours en vigueur là-bas.


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