Algérie

Pierre Galand appelle la France à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination Coordination européenne de soutien à la cause sahraouie

Le président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), Pierre Galand, a lancé un appel, hier à Alger, au gouvernement français à changer de position vis-à-vis de la revendication «fondamentale» du peuple sahraoui, celle de son droit à l'autodétermination.
«Le nouveau gouvernement français doit tenir compte de l'appel international en faveur du droit fondamental du peuple sahraoui, en adoptant une attitude au Conseil de sécurité (de l'ONU) qui aille en direction du respect des droits de l'homme dans les territoires occupés», du Sahara occidental, a déclaré M. Galand lors d'une conférence de presse.
Cette conférence a été animée à l'issue d'une rencontre avec une délégation de militants des droits de l'homme venue des territoires occupés du Sahara occidental. M. Galand a relevé que la France, par sa position au Conseil de sécurité, «a tout fait pour empêcher d'élargir le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental), pour qu'elle veille au respect des droits de l'homme dans les territoires occupés et, même, de désigner un rapporteur spéciale des droits de l'homme».
Il a souligné, dans ce cadre, que la France devrait, aujourd'hui, tenir compte de l'appel de la communauté internationale en faveur du peuple sahraoui en faisant un «geste de bonne volonté» en faveur du respect des droits de l'homme dans les territoire occupés par l'élargissement du mandat de la Minurso ou par la désignation d'un rapporteur spécial. M. Galand a rappelé que plus d'une quinzaine de pays, dont la Grande-Bretagne et les pays nordiques, ont appelé récemment à Genève la communauté internationale à agir pour le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
L'ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali, a indiqué, pour sa part, que le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique a demandé à la France, depuis l'installation du nouveau gouvernement, de changer de position à l'égard de la question sahraouie. Il a formulé l'espoir que le nouveau gouvernement français «veillera à l'application des résolutions de l'ONU (sur le conflit du Sahara occidental) et, surtout, qu'il ne s'opposera pas à l'élargissement du mandat de la Minurso».
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