Algérie

Pas de lycée sportif pour la 1re promotion BOUIRA

La première promotion des classes «sport-étude» a passé son BEM cette année. Beaucoup ont obtenu leur diplome avec de très bonnes moyennes. Ces brillants élèves ont vécu avec le rêve de rejoindre un jour l'élite sportive nationale. Celui de s'investir dans le sport et les études en même temps. L'école et le sport scolaire ont par le passé, donné les plus grands noms du sport dans ce pays. Ce rêve a buté sur la décision des responsables d'affecter tout le monde dans les lycées d'enseignement général. Point de ce fameux lycée sportif régional annoncé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar à M'Chedallah lors de son dernier passage à Bouira, point de lycée de Draria longtemps annoncé comme établissement secondaire réservé à ces élèves, du moins, aux meilleurs. En voulant connaître les raisons de ce revirement de dernière minute, aucune des parties contactées,en l'occurence la DJS et la direction de l'éducation, n'a eu de réponse à même de convaincre les parents. «C'est l'éternel bricolage», commente un père. «Je savais qu'un jour tout s'arrêtera parce que rien n'est planifié. On s'empresse de faire plaisir au chef et quelque temps après on revient au point de départ», ajoutera notre interlocuteur. Précisons que les responsables ont dejà mis en place les académies qui viendront remplacer les classes «sport étude». Au nombre d'une quinzaine, ouvertes en collaboration avec les Clubs Sportifs Amateurs, elles concernent les enfants inscrits en 3e année du cycle primaire. La formation doit durer trois années, le temps qu'il faut à l'apprenant pour rejoindre le CEM. Si sur le papier le dossier est ficelé, sur le terrain, par contre, l'opération peine à prenre son envol. Pourtant, lors de son passage à Bouira, le ministre Hachemi Djiar avait annoncé la reconversion du lycée Nasser Eddine M'Chedali en lycée sportif régional. On parla d'une enveloppe assez consistante pour réhabiliter le site et la structure. Les personnes présentes avaient alors applaudi la décision, mais elles ont vite déchanté puisque l'ouverture ne sera pas pour l'année prochaine, voire l'autre année. «Les budgets ne sont pas disponibles», selon une source proche de la direction de la jeunesse. En vérité, et selon une source qui veut rester anonyme, personne ne sait sur quels fonds seront réalisées ces réfections, voire la rénovation. Cet argument est perçu par les parents de ces élèves sportifs comme un mépris: «Quand on cherche le prestige il y a l'argent public. Quand c'est pour l'avenir de la jeunesse il n'y en a plus!!!» s'étonnera le parent d'un éléve admis au lycée général Abderrahmane Mira. Cette histoire de moyens manqants est liée aussi au fonds de wilaya qui a été reduit telle une peau de chagrin puisqu'on annonce plus de 1 millard gracieusement reservé aux festivités du 5 Juillet. Les miettes qui ont été reservées aux clubs ne sont toujours pas attribuées malgré la fin de saison. La décison de mettre un terme aux classes sport-étude en prétextant les remplacer par des académies prouve une nouvelle fois que beaucoup de nos responsables font dans le tatônnement, le bricolage même si ce travail risque de nuire à toute une génération. Les élèves reçus des classes sport-étude intégreront l'enseignement général. C'est peut-être une bonne chose pour eux.
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