Algerie - Actualité littéraire

Parution. La diplomatie algérienne à deux têtes «Double pole position et un en-tête»



Parution. La diplomatie algérienne à deux têtes «Double pole position et un en-tête»

K. Smail - El Watan

 

Benteboula Mohamed-Saleh vient de publier un ouvrage intitulé La diplomatie algérienne à deux têtes paru aux éditions Dar El Oumma. Un livre sans concession.


Benteboula Mohamed-Saleh, diplômé de l'université Paris-Sorbonne, analyste politique, spécialiste du Monde arabe, contributeur pour les médias électroniques et la presse écrite, établit un constat en matière de diplomatie. Depuis le remaniement ministériel du 19 mars 2015, la diplomatie algérienne possède deux têtes. Une diplomatie à deux vitesses. Sans impact ni influence dans la région. Selon l'auteur, la diplomatie algérienne n'est plus ce qu'elle était ni ce que l'on croit trop fréquemment.

Elle ne cesse de se transformer. «Elle déconcerte et intrigue. Elle n'est pas inconnue, mais plutôt mal connue, mal comprise.» D'où la nécessité d'écrire et expliquer son changement. D'emblée, Benteboula Mohamed-Saleh motive son choix : «Je n'ai pas rédigé ce livre pour ceux qui pensent connaître et moins encore pour ceux qui connaissent. Je fais appel aux citoyens et aux citoyennes de bonne foi qui se posent des questions sur l'Algérie d'aujourd'hui, qui essayent de saisir le comportement de sa diplomatie&hellip»

A plein régime bipolaire

L'ouvrage La diplomatie algérienne à deux têtes est une débauche de questions. Une série de quatorze questions dont la toute première et frontale est : «Le discours africain d'Abdelkader Messahel (ministre de l'Union africaine, des Affaires maghrébines et de la Ligue des Etats arabes) est-il pertinent ?» A l'occasion de la Journée de l'Afrique célébrée le 25 mai 2015, Abdelkader Messahel avait prononcé un discours au siège du ministère des Affaires étrangères, à Alger.

Selon, l'auteur, l'allocution contenait «des contre-vérités éhontées d'une légèreté ahurissante. Le discours ne rendait pas hommage aux citoyens et citoyennes algériens. Pas un seul mot n'a été prononcé pour le peuple algérien». Avec deux questions subsidiaires : «Abdelkader Messahel est-il ministre des Relations avec les organisations régionales (UA, LEA, UMA) ou des Relations avec les Etats de ces régions ?Où se situe le niveau de responsabilité du ministre ?»

A propos de la conférence sur la déradicalisation, les 22 et 23 juillet 2015 à Alger, il rappellera que «le gouvernement Benflis (août 2000-avril 2003) avait joué un rôle important. Un rôle pionnier en prenant des mesures pour la mise en place du Centre africain pour les études et la recherche sur le terrorisme (Caert) conformément au plan d'action de l'UA pour la prévention et la lutte contre le terrorisme établi en 2002.»

La réponse de la question : «La déclaration européenne de Lamamra est-elle convenable ?» est «à déplorer.» «Comment le gouvernement algérien peut-il exhorter l'UE à ratifier la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et les membres de leurs familles, alors que la situation des travailleurs migrants en Algérie demeure très préoccupante ?»

L'auteur, «ministrable»

Dans le dernier chapitre, Benteboula Mohamed-Saleh se propose en tant que «ministrable». Un maroquin antiterroriste. Pourquoi un ministère de la Lutte contre le terrorisme ? Il s'interroge et motive sa réponse : «Mon idée porte sur la création d'un vrai ministère, de plein exercice, doté de moyens suffisants pour intégrer dans toute politique une attention aux impacts sur les droits de l'homme et un objectif de lutte contre le terrorisme&hellip

La structure du ministère est non seulement une garantie dans l'ici et maintenant, mais assure aussi que la lutte sera menée en priorité dans le futur. Cela permettra la centralisation des données, avec un état des lieux pour voir quelles sont les améliorations possibles&hellip» D'ailleurs, cet ouvrage est un hommage à toutes les victimes du terrorisme.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)