Algérie

Pacte économique et social


Porte ouverte aux syndicats autonomes, mais... Si en terme général l’UGTA est favorable à la participation des autres parties au pacte économique et social, notamment les syndicats autonomes, il n’en demeure pas moins que son secrétaire national chargé de l’organique fustige les agissements de certains syndicalistes qui voulaient, selon lui, bâtir un syndicat sur les décombres de la centrale syndicale. Invités, hier, à l’émission «En toute franchise» de la chaîne III, les trois partenaires de la tripartite, à savoir les représentants du patronat et de l’UGTA ont dressé un tableau des plus reluisants du pacte économique et social signé il y a à peine deux mois. Pour le chargé de l’organique à l’UGTA, «le pacte est né suite à un long processus qui a démarré depuis 1991». «Mais, la véritable propulsion de ce pacte qui a voulu consacrer la stabilité économique et la paix sociale, a-t-il soutenu, est entamée sous l’impulsion forte du président de la République». Ce pacte, a-t-il souligné, reconnu par l’ensemble des organisations internationales du travail, en l’occurrence le BIT et l’OIT, «a libéré le champ aux demandes sociales de plus en plus insistantes et permis la remise en surface des vieux dossiers du statut général de la Fonction publique et des conventions de branches longtemps confinés dans les tiroirs». «Aujourd’hui, dira M. Djenouhat, nous sommes à 90% de la concrétisation de ces conventions». «De plus, dans la foulée du statut de la Fonction publique, nous avons engagé cette semaine des négociations sérieuses sur les statuts particuliers», affirmera le représentant de l’UGTA qui s’est dit, par ailleurs, «favorable à la participation des autres parties à ce pacte». Néanmoins, il a trouvé encombrants les agissements de certains syndicalistes de l’aile autonome qui voulaient, selon lui, sous couvert des libertés syndicales, bâtir un syndicat sur les décombres de l’UGTA. M. Djenouhat s’est interrogé ensuite sur «la véritable représentativité de ces syndicats qui ne tournent qu’autour de la maison de la fonction publique», alors que la centrale syndicale est présente dans les entreprises privées dans pas moins de 843 sections syndicales». «Lorsqu’on fait le tapage, lancera-t-il encore, il faut qu’on le démystifie». De son côté, le représentant du patronat, Naït Abdelaziz, président de la CNPA, a précisé que le pacte économique et social qui se projettera sur une période de quatre ans, est une première dans l’Algérie indépendante et est un signal fort des pouvoirs publics pour la stabilité économique et la paix sociale et un enjeu capital pour le pays qui voulait intégrer la mondialisation. «Le pacte, a-t-il signalé, qui a été le résultat objectif du dialogue et l’aboutissement d’une concertation entre trois principaux partenaires du monde social et des entreprises, a consacré pour la première fois dans un document de référence un choix stratégique pour le secteur privé». «L’Etat, pour sa part, a-t-il affirmé, s’est engagé, dans le cadre de ce pacte, à respecter ses engagements pour ce qui est de la modernisation des réseaux d’infrastructures, du parachèvement des réformes bancaires et l’accompagnement des entreprises fiables à travers des programmes de mise à niveau et une politique d’incitation fiscale». Pour sa part, le représentant de la CGEA a qualifié ce pacte d’aboutissement matériel et de signal fort pour le monde de l’entreprise, dans la mesure où il offre une stabilité et un socle d’un dialogue social pour les générations futures.
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