Algérie

Oum El Bouaghi. Le développement rural en point de mire

Des campagnes de sensibilisation sont entreprises dans toutes les daïras de la wilaya, afin d?expliquer le programme qui vise à développer le monde rural, et lequel s?étalera de 2007 à 2013. L?opération permettra de recueillir toutes les propositions des fellahs, plus particulièrement en ce qui concerne les difficultés auxquelles ils font face. Les directeurs de l?agriculture et de la conservation des forêts, auxquels est dévolue la mission d?expliquer ledit programme, ont, lors de leurs interventions, mis l?accent sur les priorités de l?heure, entre autres, l?amélioration des conditions de vie des fellahs. Les 225 opérations inscrites au nouveau programme touchent aussi bien l?habitat, la route, l?électricité que le travail de la terre. Les buts, que vise cet ambitieux programme, auront des retombées positives sur la vie des citoyens. Comme il a été expliqué par les intervenants, il y aura des projets individuels et d?autres collectifs. Ces derniers ont surtout trait à l?ouverture de chemins d?exploitation, à l?adduction d?eau potable, à l?électrification, au gaz naturel, autant que faire se peut. Dans un autre registre, il est envisagé de faire revivre certaines activités traditionnelles telles que le travail de la laine, le tissage et la sparterie (tissage avec les touffes d?alfa). A titre d?exemple, la région de Rehia, dans la daïra de Meskiana, recèle de grands champs d?alfa, une plante qui sert à la fois de pâturage pour le bétail et de matière première pour la confection d?objets usuels. La création de petites unités de production n?est pas à écarter, mais pour cela, il faut que des investisseurs s?impliquent sérieusement, si l?on veut éviter le scénario du fameux projet de l?unité d?eau minérale de Dhalaâ, dont on a beaucoup parlé et qui n?a jamais vu le jour. Pourtant l?eau de source de la région de Dhalaâ a toutes les qualités requises, et répond suffisamment aux normes pour être mise en bouteilles et commercialisée. Il y a aussi l?encouragement et la promotion du fameux tapis des Haractas. Certes le travail de la laine exige du temps et des moyens, mais il constitue un pan fort important du patrimoine culturel et civilisationnel de la région, depuis Dhalaâ jusqu?à Aïn Beida, en passant par Meskiana et F?kirina. Aussi, il s?avère impérieux de le ressusciter avant d?en voir la pratique tomber dans l?oubli.
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