Algérie

Oran investie par des meutes de chiens

Attention aux morsures et à la rage ! La chaleur caniculaire aidant, la race canine s’en donne à cœur joie et investit la ville d’Oran ainsi que sa banlieue. En effet, la plupart des chiens errants étant sans maîtres et ne portant pas de colliers pour leur identification, en cas de besoin, il est risqué de s’en approcher, de chercher à les caresser ou à les taquiner. Se déplaçant en meutes, ces animaux, qui échappent à tout contrôle, risquent, si jamais les pouvoirs publics, les services vétérinaires et les gestionnaires de la fourrière municipale en tête, n’y prennent garde, de nous faire regretter leur compagnie et pousser certains d’entre nous à des extrêmes. A Oran donc, les chiens errants se promènent en toute liberté et gare à ceux qui essayeraient de les chasser sans ménagement et sans mettre de gants. Ainsi, vautrés à l’ombre des platanes géants du théâtre de verdure, à l’ombre de l’imposant portail du stade Ahmed Zabana, du côté du lycée Lotfi, à quelques pas de la clinique Couniot ou encore devant l’ancien lycée Pasteur, converti en Consulat général de France et aux alentours du marché Michelet, de nombreux chiens sans maîtres, n’hésitent pas à s’en prendre aux passants, plus particulièrement aux enfants qui les taquinent. Face cette invasion qui pourrait se retourner contre eux, de nombreux Oranais se demandent où sont passés les personnels de la fourrière canine et quelles mesures préventives sont prévues pour lutter contre ce phénomène. Selon des sources, pour lutter efficacement contre cette présence, qui devient chaque jour plus envahissante, la municipalité d’Oran devrait mettre à la disposition de la fourrière canine les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa rude et dangereuse tâche. En effet, s’agissant d’une mission à hauts risques, la fourrière devrait être dotée en personnels spécialement formés pour cette besogne. Pour rappel, Il y a quelques années de cela, il était question d’envoyer des jeunes en Belgique pour y recevoir la formation et les techniques en usage dans ce pays où le commerce des chiens est élevé au rang d’industrie à part entière. Cependant, cette option ayant été abandonnée, la fourrière ne disposait plus que d’un seul véhicule et de deux lassos non conformes aux normes et aux spécificités de la tâche. D’après des connaisseurs, pour être efficaces, les lassos devraient être flexibles et facilement maniables. Au lieu de cela, la fourrière canine d’Oran n’avait que deux lassos rigides et, la plupart du temps, hors d’usage. En tout état de cause, afin d’éviter aux Oranais et aux flots d’émigrés et de touristes qu’attirent les belles plages de la Corniche, la municipalité d’Oran ainsi que les autres communes devraient réhabiliter les fourrières et les mettre à niveau. Enfin, l’été étant propice à la propagation de la rage, il leur faudrait faire vite. Nemili M.
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