Algérie

Oiseaux migrateurs

Des oiseaux migrateurs à Ouargla Des flamants roses sur les lacs salés Le flamant rose, oiseau symbole des lacs salés, n?est plus l?apanage de la baie de la Floride et des séries américaines. Selon le conservateur des forêts de Ouargla, ce majestueux oiseau et bien d?autres espèces rares, telles que la sarcelle marbrée, se fixent dans la région. Même en pleine canicule de juillet, ces oiseaux sont là et résistent, au même titre que les habitants, aux chaleurs estivales. Ouargla attire de plus en plus de « migrateurs ». Les chercheurs de sécurité et de pain sont désormais relayés par les oiseaux qui dénichent eau et nourriture dans ses chotts et se sédentarisent. D?après M. Kechida, conservateur des forêts, « les lacs salés sont devenus la destination de prédilection de nombreuses espèces d?oiseaux migrateurs, dont certains se sont si bien adaptés aux conditions climatiques favorables dans la région qu?à la fin ils s?y sont définitivement installés ». Les dix zones humides de la wilaya sont littéralement prises d?assaut par de superbes oiseaux, tels que le flamant rose qu?il est loisible d?admirer au chott de Aïn Beïda, ou rares comme la Casarca ferruginea que l?on retrouve au lac de Sidi Slimane. Avec des eaux présentes durant toute l?année, y compris en juillet et août où les températures opèrent des pics vertigineux, les chotts recèlent une flore très riche constituée de tamarix et phragmites qui forment d?épais écrans biologiques favorables à une faune très variée composée d?une trentaine d?espèces. Toujours selon notre interlocuteur, « il se pourrait qu?un déséquilibre du milieu naturel d?origine de ces oiseaux ait causé cette sédentarisation progressivement opérée durant les cinq dernières années ». Sarcelle marbrée, Tadorne casarca, flamant rose, avocette, foulque, canard souchet, grèbe castagneux, échasse blanche, aigrette garzette et Filigules milouin, tels sont les oiseaux d?eau en forte présence. Plus de 2000 individus sont en effet actuellement à Ouargla. La curiosité des gens est aiguisée par cette présence prolongée d?une quantité d?oiseaux inhabituelle en ces mois de canicule. Des espèces qui résistent même à la pollution de leur nouveau milieu de résidence, fortement dégradé par les rejets d?eaux ménagères et industrielles déversées directement dans les chotts ainsi que les constructions limitrophes. La classification au titre de la convention Ramsar relative aux zones humides d?importance internationale devra hisser les chotts de Aïn Beïda et Sidi Slimane au rang de zones humides protégées ou de patrimoine mondial à partir de cette année vu l?existence de nombreuses espèces rares en effectif important.
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