Algérie

Nouvelle constitution


Nouvelle constitution
Le processus devant donner naissance à l'adoption d'une constitution modifiée prendra fin d'ici la fin de l'année en cours. Une estimation faite hier par Farouk Ksentini qui n'est pas favorable à la voie référendaire.Nawal Imès - Alger (Le Soir)La nouvelle mouture de la Constitution pourrait être prête d'ici le début de l'année prochaine. C'est le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'homme qui en faisait l'annonce hier au forum du quotidien DK News car estimant que la vitesse de croisière avait été atteinte et que la synthèse de toutes les propositions formulées lors des consultations ne saurait prendre beaucoup de temps.Ksentini table sur un texte consensuel qui, dit-il, permettra d'emporter la plus large adhésion possible. Il ne privilégie cependant pas la voie référendaire pour l'adoption de la nouvelle mouture car ne la jugeant «pas nécessaire».Ksentini a dit hier regretter l'absence de l'opposition à ces consultations car, dit-il, il existe au sein de l'opposition «des personnes de qualité» qu'il aurait souhaité prendre part aux consultations mais, dit-il, leur absence ne pouvait en aucun cas compromettre le processus de révision de la Constitution. Un texte dans lequel Ksentini souhaite voir entériner les principes de la réconciliation nationale.Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'homme plaide pour une amnistie générale même s'il précise que cette décision est du ressort exclusif du président de la République.Ksentini estime que ce processus est inéluctable car les pays ayant vécu une tragédie similaire à celle dont a souffert l'Algérie finissent par opter pour l'amnistie et que l'Algérie ne saurait faire exception en la matière.Autre certitude de Ksentini, la liberté de culte sera garantie par la nouvelle Constitution. Actualité oblige, le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'Homme a évoqué les troubles qui secouent la ville de Ghardaïa, estimant que ce qui s'y passait était «grave» d'autant, dit-il, que les choses prennent «une tournure religieuse».


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