Algérie

Négociations à Alger pour la paix dans un Mali en crise

Négociations à Alger pour la paix dans un Mali en crise
Des négociations entre le gouvernement et les groupes armés maliens s'ouvrent mercredi à Alger pour trouver un accord depaix au Mali où, malgré une intervention armée internationale en cours depuis un an et demi, l'instabilité demeure.Ces négociations sont les premières à rassembler l'ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d'élections présidentielle et législatives.Mais depuis l'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2013, les pourparlers piétinent et les groupes armés continuent à mener régulièrement des actions meurtrières dans le nord du Mali.Lundi, un légionnaire français a été tué et sept militaires blessés lors d'une "attaque suicide" dans la région de de Gao (nord), a affirmé le ministère de la Défense à Paris.Il s'agit du neuvième soldat français tué au Mali depuis le lancement de l'opération française Serval en janvier 2013, mais du premier tué au cours d'une attaque suicide.En mai, des hommes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA, au sein duquel sont recyclés d'ex-jihadistes) et du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), ont combattu pendant plusieurs jours à Kidal, fief des Touareg dans le nord-est du Mali, l'armée malienne qui a perdu au moins 50 soldats.Un cessez-le-feu obtenu par le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine (UA), tient toujours. Mais le gouvernement malien vient de dénoncer des "concentrations de groupes armés" dans le Nord où des affrontements ont par ailleurs lieu entre le MNLA et une branche du MAA.Le MNLA, le HCUA, deux branches du MAA et des milices d'autodéfense proches du pouvoir de Bamako seront représentés à Alger où la délégation du gouvernement malien sera dirigée par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.En sont exclus les "groupes terroristes" liés à Al-Qaïda qui - à un moment alliés du MNLA - ont occupé pendant plus de neuf mois le nord du Mali avant d'en être partiellement chassés par une intervention armée internationale lancée le 11 janvier 2013 par la France, toujours en cours via la mission de l'ONU au Mali, la Minusma.Les négociations vont se dérouler en "trois phases", selon l'ancien Premier ministre malien Modibo Keïta, représentant du chef de l'Etat pour le dialogue inclusif inter-malien: "Valider une feuille de route des négociations", puis "négociations proprement dites (...) pour aller au fond des problèmes et obtenir un pré-accord" avant la signature d'un accord de paix définitif.


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