Algérie

Négociaitions de paix pour le Yémen: Le gouvernement opte pour la guerre


Les négociations de paix lancées à Genève, entre le gouvernement du Yémen et les houthis, peuvent être mises en échec pour Hodeida.Gouvernement et houthis sont à Genève pour tenter les négociations de paix, après une guerre lancée par la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite contre ce pays. Tandis que le peuple du Yémen souhaite que la guerre soit arrêtée, le gouvernement du Yémen, soutenu par l'Arabie saoudite, ne consent pas à faire des efforts pour ramener la paix. Les houthis, qui ont participé aux négociations, disent être prêts à arrêter la guerre, mais le gouvernement du Yémen pose une condition contraignante, la remise de la province de Hodeida. Chose que les houthis refusent. L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffts, a déployé d'importants efforts pour la relance des négociations, aujourd'hui remises en cause par le gouvernement du Yémen, qui menace de poursuivre la guerre, au cas où les houthis refusent de quitter la province Hodeida. Le gouvernement du Yémen, qui n'a jamais dénoncé les crimes de guerre commis par la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite contre les civils au Yémen, ne serait pas intéressé par la paix dans ce pays, en exigeant la réception de la province de Hodeida, alors que l'envoyé de l'ONU a peiné pour la relance des négociations. Pour nombre de politiciens, ce n'était ni le moment, ni la conjoncture, ni l'opportunité d'exprimer l'exigence. Outrée par le meurtre du journaliste opposant Khashoggi, l'opinion publique a été interpellée sur les crimes de guerre commis contre les civils au Yémen. Nombre de pays ont exigé l'arrêt de la guerre. Washington a accordé un délai d'un mois à la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite pour l'arrêt de la guerre, et c'est alors que les Emirates, impliqués dans les crimes de guerre contre les civils, ont appelé aux négociations. Le gouvernement du Yémen ne semble pas être intéressé par la paix, puisqu'il a exigé, pendant les négociations de paix, que les houthis quittent Hodeida. La remise des armes des houthis est également exigée par le gouvernement, au moment où la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite mène des frappes aériennes contre les civils. Mohamed Abdoussalam, des houthis, a dit à Reuters que les Houthis étaient prêts à discuter de l'idée de confier à l'ONU, un rôle dans la gestion de l'aéroport de Sanaa pour permettre sa réouverture. Le gouvernement exige, en particulier, le retrait intégral des rebelles de Hodeida. Nous sommes actuellement en négociations, en réponse à des appels en ce sens de la communauté internationale, l'ONU et le médiateur de l'ONU. Nous continuons d'étudier les moyens d'obtenir la paix, a dit à des journalistes le ministre de l'Agriculture, Othman al-Moujalli, en marge des pourparlers. Mais s'ils [les rebelles] ne sont pas constructifs, nous avons de nombreuses options, y compris une intervention militaire, dit-il. Autrement dit, le gouvernement du Yémen ne participe pas aux négociations de paix par conviction, mais parce' que Washington l'a exigé, après le meurtre du journaliste opposant Khashoggi.
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