Algérie

Mouvement dans le corps des walis : Des mutés, des promus et des «appelés à d'autres fonctions»



Un mouvement classique dans le corps des walis avec ses mutés, ses promus et ses fins de fonctions. En raison de l'actualité émeutière récente, ce sont les changements à la tête de la wilaya de Chlef qui attirent le plus l'attention. Cinq walis changent d'affectation, quatre partent et sont, selon la formule d'usage «appelés à d'autres fonctions», cinq secrétaires généraux de wilaya sont promus à la fonction de wali et un autre à celle de wali délégué. Le nouveau mouvement dans le corps des walis, attendu depuis plusieurs semaines, a été annoncé, hier, dans un communiqué de la présidence de la République. Même s'il était plus ou moins attendu, l'actualité émeutière récente va, immanquablement, mettre en avant les changements qui s'opèrent à Chlef où le wali et le secrétaire général quittent la wilaya. Les violentes émeutes qui ont marqué la ville de Chlef se sont mues en demande pressante du départ du wali, El-Ghazi Mohamed. Ce voeu est de fait exaucé et pourrait être considéré par la population locale comme un geste d'apaisement. Mais les deux têtes contestées de la wilaya ne sont pas «punies». Le wali, El-Ghazi Mohamed, est désigné à Annaba, une des grandes wilayas du pays. Son secrétaire général, Chater Abdelhakim, est promu wali de Tindouf. Les deux hommes ne sont pas sanctionnés mais bénéficient d'une promotion. Si leur départ peut être interprété comme une volonté d'apaisement, en direction des habitants de Chlef, leur promotion est clairement un message que ces agents de l'Etat ne sont pas fautifs. Il reviendra à Djamaâ Mahmoud, ancien secrétaire général de la wilaya d'Alger, de prendre la charge de wali de Chlef pour essayer de résoudre les problèmes qui ont mis la ville dans tous ses états. Outre El-Ghazi Mohamed, quatre autres walis changent d'affectation. Bousmaha Mohamed passe de Tindouf à Tiaret, Merad Brahim de Tiaret à Boumerdès, Fatmi Rachid de Béjaïa à Souk-Ahras et Bedrici Ali, de Boumerdès à Bejaïa. On note, également, quatre fins de fonctions: Bengayou Brahim, wali de Annaba, Maâtali Abdelkebir, wali de Naâma, Tahri Miloud, wali de Souk Ahras, Farsi Abdelkader, wali de Bouira. Ces quatre départs sont assortis de la formule classique «appelés à d'autres fonctions». Dans la tradition de la préfectorale, cette formule laisse entendre que les quatre hommes ne sont pas limogés mais restent en réserve, au sein de l'administration pour d'autres affectations. Mais il est vrai aussi que la formule «appelé à d'autres fonctions» n'est pas automatiquement suivie d'une affectation. Comme toujours, ces changements d'affectation ou de fin de fonctions ne sont pas d'une lisibilité évidente, les walis étant jugés par leur hiérarchie et non par la population ou les élus locaux. Si les «fins de fonctions» sont sujettes à des lectures diverses, le passage du statut de secrétaire général de wilaya à celui de wali ou de wali délégué est, indéniablement, une promotion. Cinq secrétaires généraux de wilaya en bénéficient. Il s'agit de Chater Abdelhakim, qui passe du secrétariat général de la wilaya de Chlef, à la tête de la wilaya de Tindouf, Hamidou Mohamed, SG d'Oum El-Bouaghi à la wilaya de Naâma, Djamâa Mahmoud, SG de la wilaya d'Alger à la tête de la wilaya de Chlef, Bouguerra Ali, SG de la wilaya de Sétif devient wali de Bouira et Kanoune Hacène, SG de wilaya de Sidi Bel-Abbès, passe à la tête de la wilaya d'El-Tarf. Par ailleurs, Raïs Fatma-Zohra, quitte le secrétariat général de la wilaya d'El-Tarf pour le poste de wali délégué de Zéralda.
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