Le FMI a indiqué que la croissance attendue pour 2013 dans les pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) demeurerait insuffisante pour réduire le chômage, ajoutant que la région ne doit pas perdre de vue la nécessité de diversifier l'économie, créer des emplois et réaliser une croissance plus solidaire.
Dans un nouveau rapport publié mardi consacré aux économies de la région MENA, le FMI prévoit une croissance modeste et relève que la faible activité des partenaires commerciaux de la région, surtout dans la zone euro, retarde une reprise rapide des exportations, tandis que les cours élevés des produits de base continue de peser sur les soldes extérieurs des pays qui dépendent des importations alimentaires et énergétiques.
Le FMI table sur une croissance de 3,1% sur 2013 pour cette région contre 4,7% en 2012.
Alors que le tourisme reste bien en deçà de son niveau d'avant 2011, l'investissement direct étranger et les envois de fonds devraient rester modérés, tandis que les flux d'investissements resteront plus faibles que dans les autres pays émergents et pays en développement.
Pour les pays exportateurs de pétrole, le FMI prévient que si les perspectives de l'économie mondiale se détérioraient, ces pays seraient soumis à de fortes pressions aussi.
Une baisse prolongée des cours du pétrole, liée à une activité économique mondiale qui resterait faible, pourrait épuiser les réserves de change et conduire à des déficits budgétaires.
Globalement, la croissance économique dans cette catégorie de pays devrait tomber à 3,2% en 2013 contre 5,7% en 2012, selon le FMI qui précise que la croissance de la production pétrolière marquera une pause étant donné le manque de vigueur de la demande mondiale de pétrole.
Les volumes et les prix élevés des exportations d'hydrocarbures ont permis aux pays exportateurs de pétrole de la région MENA d'accumuler des excédents des transactions courantes d'environ 440 milliards de dollars en 2012.
Mais une légère baisse des cours du pétrole attendus sur les marchés mondiaux (sur la base des marchés à terme) et une hausse prévue des importations entraîneront une légère baisse de cet excédent, aux environs de 370 milliards de dollars en 2013.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz