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Massacres et complicité des Occidentaux: L'appel de Ghaza



Dimanche 687e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et près de 6 mois (175 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.

Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 403 victimes lors des précédentes 24h (samedi), dont 64 martyrs et 278 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, portant à 62.686 martyrs et 157.951 blessés, le nombre total de victimes Palestiniennes depuis le 7 octobre 2023. Quant au bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 10.842 martyrs et 45.910 blessés.

En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 19 Palestiniens et blessé 123 autres dans les « centres d'aide » israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 2.095 martyrs et 15.431 blessés. Par ailleurs, le ministère fait état du décès de 8 nouveaux cas de personnes affamées, dont 1 enfant, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et soutenue par les Etats-Unis, à 289 martyrs, dont 115 enfants.

Dimanche deux petites filles sont décédées des suites de la famine et de la malnutrition ont rapporté respectivement des sources à l'hôpital Al-Maqassed et le Complexe Nasser. Il s'agit de la petite Assia Abu Eida et du nourrisson Habiba al-Halabi.

L'occupation de la ville de haza risque d'aggraver la catastrophe humanitaire

Les menaces et les plans de l'armée israélienne d'envahir la ville de Ghaza « laissent présager une catastrophe humanitaire sans précédent dont l'occupation, les États-Unis et la communauté internationale portent l'entière responsabilité », a déclaré hier le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza.

Israël prévoit dans son plan d'occupation de la ville de Ghaza de déplacer par la force « plus de 1,3 million de personnes, dont plus de 500.000 enfants », une « mesure qui représente une dangereuse escalade et une menace directe pour la vie de centaines de milliers de civils », ajoute la même source.

«Toute invasion de la ville de Ghaza constituerait un crime de guerre majeur, notamment au vu de la destruction systématique par l'occupation du système de santé dans les gouvernorats de Ghaza et du Nord, et de l'arrêt du fonctionnement des hôpitaux à pleine capacité, aggravant les souffrances humanitaires et mettant en danger des milliers de vies », affirme le communiqué.

Les mouvements des troupes israéliennes vers la ville de Ghaza ont déjà commencé, avec pour but de vider cette région de sa population, ainsi que les hôpitaux de leurs personnels et de leurs blessés et malades. Les bombardements d'hier ont fait 6 martyrs et plusieurs blessés dans le quartier al-Sabra, au sud de la ville.

Le directeur des services d'urgence et de secours dans les gouvernorats de Ghaza et du nord a déclaré à Al Jazeera que l'armée d'occupation « empêche les ambulances d'accéder aux zones ciblées pour venir en aide aux civils ». « Les personnes déplacées ne savent pas où aller, car il n'y a pas de zones sûres dans la bande de Ghaza. Les hôpitaux sont détruits et manquent cruellement de matériel et de personnel médical », a-t-il ajouté.

En plus des 6 martyrs du quartier d'al-Sabra, et d'autres à Khan Younes, hier, vers 13h (localement), des sources dans les hôpitaux de Ghaza ont fait état de 16 martyrs sous les tirs et les bombardements de l'armée d'occupation dans plusieurs zones de l'enclave depuis l'aube, dont 7 martyrs qui attendaient de l'aide alimentaire.

Un dernier appel des tribus de Ghaza : Le monde est complice du génocide

Dans sa déclaration publiée samedi après-midi, le Conseil suprême des affaires tribales de la bande de Ghaza a lancé un appel urgent à la « conscience de la nation et du monde », avertissant que le silence international équivaut à une complicité directe dans le génocide en cours, et appelant à « agir avant qu'il ne soit trop tard ».

Le Conseil des tribus et des familles de Ghaza, souligne que « les menaces de l'occupation israélienne d'occuper la ville de Ghaza et d'en faire une autre, Rafah et Beit Hanoun, détruites par la machine militaire avec des centaines de tonnes d'explosifs, ne sont plus de simples paroles en l'air », ajoutant que la « destruction brutale et la démolition de blocs résidentiels entiers dans les quartiers de Zeitoun et de Sabra », visent à « détruire notre existence sur notre terre ».

La déclaration s'adresse aux « dirigeants du monde » occidental soulignant que leur soutien à l'entité sioniste « constitue une complicité directe dans ce crime » et les appelle à « imposer de sanctions immédiates, à la cessation de toute forme de soutien militaire et financier, et à une action par l'intermédiaire des institutions internationales pour mettre fin au génocide ».

À la « nation arabe et islamique », la déclaration rappelle que « Ghaza est votre dernière ligne de défense », les appelant à des « positions fermes et efficaces allant au-delà des condamnations et des dénonciations, mais à des actions pour briser le siège ». « Aux peuples du monde libre », les tribus de Ghaza affirment : « Vous êtes la conscience vivante de L'humanité entière », avant de les appeler à poursuivre leurs mouvements. « Votre voix est force, n'arrêtez pas de réclamer justice », conclut la déclaration des tribus et des familles de Ghaza.


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