Algérie

«Malgré tout ce qui se passe en Afrique, il existe toujours une création musicale»


«Malgré tout ce qui se passe en Afrique, il existe toujours une création musicale»
Le saxophoniste et chanteur camerounais, Emmanuel N'Djoké Dibango, ou Manu Dibango, a déclaré, lors d'une conférence de presse animée, samedi dernier, à l'hôtel Hilton, en compagnie du batteur célèbre Tony Allen, en marge du 5e Festival du diwane, qui s'est tenu du 8 au 14 juillet, au théâtre de verdure Saïd-Mekbel à Riadh El-Feth, que sa première rencontre avec la musique diwane a eu lieu au Maroc par l'entremise de musiciens spécialisés dans le style gnawa.
«J'ai rencontré la musique gnawa au Maroc. En côtoyant des artistes gnawa, je m'y suis initiée. Vous savez que l'artiste est toujours curieux», explique Dibango. Le conférencier a ajouté que sa carrière artistique n'est pas basée sur la production de disques mais plutôt sur les concerts car il préfère le contact direct avec le public. De ce fait, il n'a pas caché son bonheur de participer à ce 5e Festival de la musique diwane, coïncidant avec la célébration du 50e anniversaire de l'indépendance, précisant tout de même qu'il est habitué à assister à des festivals en Algérie. «Je me suis habitué à l'Algérie, disant que ma première visite remonte à 1966 puis en 1972 et en 2009 dans le cadre du Panaf.» Pour cet artiste qui a grandi dans une famille protestante du Cameroun et pour qui l'année 1972 marque le début d'une carrière à succès, avec la sortie du tube Soul Makossa vendu à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, véritable hit aux Etats Unis d'Amérique dans les années 1970 et 1980, l'organisation de ce genre de festivals et rencontres constitue est importante pour la valorisation de l'expression de la musique diwane, a estimé Manu DiBango. «Et cela mérite d'être encouragé», souligne-t-il encore. Selon lui, les pays africains devraient encourager les différentes rencontres et festivals qui permettent aux artistes venus de toutes les régions du monde de se rencontrer et d'échanger les différentes techniques de la musique diwane et africaine, favorisant le bouillonnement culturel. «La participation de chacun de ces artistes apporte beaucoup de sons et de musiques à l'expression», poursuit-il encore. «Vous savez que l'artiste partage avec son public des moments intenses et fait également des rencontres et des partages avec son public». S'agissant des caractéristiques de la musique africaine, le chanteur a précisé que cette musique a pris de l'ampleur dans le monde. «La preuve, les artistes africains font une musique qui voyage dans le monde», indique-t-il, ajoutant que «malgré tout ce qui se passe en Afrique, il existe toujours une création musicale». A noter que Manu Dibango a enregistré de nombreux albums, mélanges de jazz et de musiques africaines. Parmi ces derniers Super Kumba, 1974 ; Africadelic 1975 ; Mélodies africaines 1983 , puis des opus afro-électro-funk dont Abele Dance, 1984. Il enchaînera tournées et enregistrements. Manu Dibango a produit depuis le début de sa carrière plus de trente disques dont Manu Dibango joue Sidney Bechet en mars 2007. Il convient aussi de noter que le chanteur et saxophoniste Manu Dibango a animé, samedi soir, une soirée musicale en compagnie du batteur le plus original de la planète Tony Allen au théâtre de verdure Saïd-Mekbel de Riadh El-Feth à Alger, en clôture du 5e Festival de la musique diwane d'Alger.
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