Algérie

Malgré les 8,2mm d’eau de pluie à Sidi Bel-Abbès


Déficit pluviométrique encore marqué pour les céréales Après plusieurs mois d’une sécheresse, entrecoupée épisodiquement par l’apparition de quelques averses passagères, les premières pluies de la saison hivernale viennent enfin d’être enregistrées sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Le volume d’eau tombé durant ces trois derniers jours a atteint quelque 8,2mm, soit un total cumulé de 46,9mm enregistré depuis début décembre, dépassant ainsi largement la moyenne Seltzer de référence estimée théoriquement pour la région à 33mm par mois. Mais même si le volume des précipitations reste globalement insuffisant par rapport à celui de l’année écoulée (83,9mm contre 153,8mm pour une période de quatre mois), les responsables locaux de l’agriculture ne gardent pas moins bon espoir que la météo soit plus généreuse dans les semaines à venir. Ces pluies espérées permettront au cycle de développement végétatif des cultures céréalières en place de se dérouler normalement, surtout durant la phase actuelle de germination et de levée considérée comme la plus critique par ses grandes exigences en eau et en matières organiques.La wilaya de Sidi Bel-Abbès emblave chaque campagne agricole autour de 180.000 hectares de céréales pour un objectif de production de 1,5 à 2,5 millions de quintaux toutes espèces confondues. Les conditions pédologiques et climatiques particulières des zones réservées traditionnellement à la pratique de la céréaliculture ont toujours constitué une contrainte majeure à l’augmentation des niveaux de production de cette culture. Le problème était loin de se poser pour les autres spéculations, notamment maraîchères qui bénéficient, elles, d’une prise en charge meilleure de la part des producteurs avec le recours à des procédés d’irrigation (aspersion et surtout localisée) et de fertilisation plus modernes. Bon an mal an, cette situation a fini donc par inciter le ministère de tutelle à envisager la modification graduelle des systèmes de production en place, dominés par l’association «céréaliculture - élevage ovin», ainsi que la définition et la délimitation de nouvelles zones de potentialités destinées spécialement à l’intensification céréalière. A la faveur de cet ambitieux programme et une maîtrise réelle des itinéraires techniques par les céréaliculteurs retenus, les résultats ne se sont pas fait attendre avec des rendements nettement meilleurs que dans d’autres zones agroécologiques. Tout cela pour dire que la question des contraintes naturelles de la pratique agricole en zones arides est loin d’être aujourd’hui une fatalité en Algérie et dans le monde. Les spécialistes nationaux n’ont jamais eu de cesse de le souligner à l’occasion des différentes rencontres consacrées à «la problématique de l’agriculture dans les zones arides». Il reste à espérer, tout au moins, que leurs recommandations connaissent un jour un début d’application par les décideurs actuels du secteur.
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