Aux grands maux, les grands remèdes : la porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, dont le parti n'a pas cessé ces derniers mois de tomber à bras raccourcis sur les 'détenteurs de l'argent sale" qui ont réussi à avoir voix au chapitre au Parlement, a estimé, hier, que la lutte contre la corruption exige des 'décisions révolutionnaires". On l'aura compris : Louisa Hanoune préconise des réformes politiques audacieuses à même de réconcilier les Algériens avec leur Etat, relations marquées de nos jours, il faut bien en convenir, par une grande méfiance. Dans un rapport présenté hier à l'ouverture des travaux de la session ordinaire du bureau politique du parti tenue à Alger, Mme Hanoune a appelé à des 'mesures coercitives fermes" contre les personnes impliquées dans les scandales de corruption. Elle a également appelé à l'amorce d'une réforme politique pour faire toute la lumière sur la gestion des deniers publics. Dans ce contexte, outre le renforcement du rôle de la Cour des comptes dont l'action, gelée depuis près d'une trentaine d'années, reprend timidement depuis quelques années, l'ex-candidate à l'élection présidentielle a appelé à l'ouverture 'd'enquêtes approfondies". Toutes ces mesures, à ses yeux, auront vocation à restituer la confiance, largement érodée, au peuple algérien. 'Les mesures audacieuses qui seront prises par l'Etat à ce sujet bénéficieront d'un soutien populaire inconditionnel", a-t-elle estimé. Parmi les causes de la corruption, Mme Hanoune évoque le processus de privatisation des entreprises publiques. Sur un autre volet : elle a réitéré ses appels à adopter des mesures à même d'endiguer le chômage et de renforcer le front social, mis à rude épreuve ces derniers temps, notamment dans les régions du Sud. 'Il faut se tourner vers les wilayas du Sud et les régions déshéritées dans le Nord en leur accordant l'intérêt qui s'impose à travers la création d'emplois et de zones industrielles à même de relancer l'industrialisation", a-t-elle suggéré. Par ailleurs, Mme Hanoune a mis en garde contre 'les retombées graves de la guerre au Mali sur la stabilité de l'Algérie". Enfin, sur le plan organique, après l'Organisation des jeunes pour la révolution (OJR), le parti des travailleurs pourrait envisager la mise en place d'une commission pour les retraités et une organisation des femmes socialistes. Dans ce contexte, plusieurs activités sont prévues dans les prochains jours à l'occasion de la célébration du 8 Mars.
K. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Kebir
Source : www.liberte-algerie.com