Un père, un monument. Zidane, le visage buriné par les victoires et les défaites, pose une main sur l'épaule de son fils. Son regard, intense et empreint d'une sagesse silencieuse, ne se contente pas de pointer l'horizon. Il l'ouvre, tel un cartographe montrant un nouveau monde à explorer. Ce n'est pas qu'une direction, c'est un héritage en devenir.
Alors, que peut-il bien lui dire, à cet enfant qui porte le même nom et le même poids ?
Peut-être cela, murmuré d'une voix grave où résonnent les échos des stades et le calme de l'intime :
« Regarde. Là où tu vois l'étendue vide, je vois tes terrains de jeu. Là où tu vois l'inconnu, je vois tes buts. Mes passes étaient des mots ; à toi d'écrire tes phrases. La balle, mon fils, n'est qu'un prétexte. Ce que tu dois faire rouler devant toi, c'est ta propre volonté. N'aie pas peur de dribbler l'ombre de ton nom. Parfois, la plus belle des passes est celle que l'on se fait à soi-même, vers l'avenir. »
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Posté par : imekhlef
Photographié par : rachid Imekhlef
Source : Taddart Télevision