Algérie

Les travailleurs de l'ETUSB en grève

Les travailleurs de l'ETUSB en grève
les travailleurs de l'Entreprise publique de transport urbain et suburbain de Bordj Bou Arréridj et de ses environs ont déclenché un mouvement de protestation, depuis mardi dernier, demandant une augmentation des salaires et des primes ainsi que de bonnes conditions de travail.Les travailleurs observent, depuis une semaine, un sit-in devant le siège de la direction, brandissant des affiches et banderoles réclamant le droit à des conditions favorables de travail.Ils ont imputé toute la responsabilité des problèmes dont souffre l'entreprise à la direction, pour cause d'absence de considération et de communication et de dialogue avec les travailleurs. Autre embarras qui a envenimé le climat de travail et créer le tiraillement entre les deux parties, «les décisions unilatérales», disent les grévistes.Les contestataires ont dénoncé leurs conditions de travail. Ils demandent également de revoir leur salaire à la hausse. Selon eux, «le salaire de base est fixé à 13 000 DA alors que la loi stipule que le salaire de base des travailleurs affiliés à la fonction publique ne peut être inférieur à 18 000 DA». «On a frappé à toutes les portes depuis des années sans avoir aucune réponse ni favorable ni défavorable. On n'en peut plus», ont crié les protestataires. Il a été constaté l'absence des bus de l'Etusb sur tous les arrêts et placette de la ville, les véhicules n'ayant pas quitté les garages de l'entreprise.Ce mouvement est motivé, selon des travailleurs, par le refus du dialogue de l'administration. Le secrétaire général du syndicat Ugtb de l'entreprise a indiqué que cette décision a été «prise par les travailleurs pour faire pression sur l'administration pour ouvrir les portes du dialogue». Le porte-parole des travailleurs grévistes a assuré, dans une déclaration à notre journal, que «la grève se poursuivra jusqu'à la prise en charge des revendications des travailleurs» tout en affirmant que «les portes du dialogue restent ouvertes». Cette grève a créé un véritable désordre dans les stations de transport routier à travers toute la ville de Bordj Bou Arreridj. Cette situation a provoqué chez les usagers un sentiment de mécontentement, surtout durant les heures de pointes.RAS-LE-BOL DES USAGERSIl est 8h, nous sommes à l'arrêt de bus de Boumergued, en banlieue bordjienne. Sur place, le nombre de personnes guettant un moyen de transport renseigne sur leur calvaire. Cet arrêt, où on comptait à peine une dizaine de personnes le matin, est subitement envahi par une cinquantaine d'usagers des transports en commun. Ils courent à la vue du moindre bus ou taxi.Dans cette bousculade sans pitié, seuls les plus forts parviennent à monter à bord. Les femmes elles, renoncent plus rapidement à ce défi. Mais, c'est peine perdue pour la majorité, car seule une ou deux personnes et en général des hommes, arrive à monter à bord. Pour les autres, c'est le désespoir qui se lit sur leur visage en regagnant le trottoir. La détresse grandit quand tout ce monde consulte l'heure sur son téléphone portable. On hoche la tête et on reprend son mal en patience.Depuis une semaine, et le début de la grève dans le transport urbain, les usagers doivent composer avec une situation dégradée, sur des lignes déjà régulièrement pointées du doigt pour leurs problèmes. Alors que le mouvement peine à trouver son épilogue, ils s'impatientent, dénonçant une situation inacceptable : «Nous en avons ras le bol, nous avons hâte que le trafic reprenne pour que nous puissions vaquer à nos occupations sans contraintes de déplacements. Est-ce trop demander'»Hier, nous avons vainement tenté de prendre attache avec le directeur de l'Etusb ou le directeur des transports, qui étaient en réunion, nous-a- t-on répondu.
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