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Les partis du «pouvoir» décriés : «FLN dégage, RND dégage !»



Les partis du «pouvoir» décriés : «FLN dégage, RND dégage !»
Si durant la précédente marche, la 6e, les manifestants étaient concentrés sur le rejet du prolongement du 4e mandat, hier, trois jours après l’officialisation de la démission de Abdelaziz Bouteflika, leurs critiques se sont orientées, entre autres, vers le FLN et le RND, ces deux formations politiques, qui ont fait partie pendant plusieurs années de l’alliance présidentielle, soutenant le désormais ancien chef de l’Etat.

Ceci en plus des revendications relatives au départ des «3 B», en l’occurrence Bedoui, Bensalah et Belaïz. Bien évidemment, le slogan «FLN dégage» était scandé de temps à autre dans chacune des grandes marches des précédents vendredis, mais hier, il a été crié plus que d’habitude.

De plus, cette fois-ci, les manifestants ont également réclamé le départ du RND. Ce dernier a été «mis en avant», ces derniers jours, par son propre porte-parole, Sedik Chihab en l’occurrence, qui avait déclaré il y a trois jours que «le hirak finira, dans deux, trois mois, à se mettre à genoux». Le parti d’Ahmed Ouyahia a même dû apporter une précision pour dire que ce n’était pas ce que voulait dire son porte-parole. Mais le coup est parti. Le RND s’est lui-même mis dans la ligne de mire des protestataires.

En somme, la colère des Algériens envers ces deux partis, tout comme pour Taj de Amar Ghoul et le MPA de Amara Benyounès, est tellement grande que l’on peut mal imaginer qu’ils puissent être associés, d’une manière ou d’une autre, au futur processus. Les chefs de ces quatre formations politiques ont été maintes fois dénoncés par les manifestants depuis le 22 février dernier.

Hier, plusieurs contestataires ont par ailleurs fait référence à la nécessité du départ des «4 B» et non «3 B», en ajoutant Bouchareb au trio Bensalah-Belaïz-Bedoui.

C’est dire que le rejet des partis de l’alliance, mais surtout du FLN et du RND, qui sont majoritaires aux deux Chambres du Parlement, est massif. Depuis le début du hirak, beaucoup de citoyens n’ont cessé de réclamer de «dissoudre» carrément le FLN qui, selon eux, étant un patrimoine national, appartient à tous les Algériens. «FLN au musée», a été scandé et répété à satiété même par des formations politiques de l’opposition bien avant le début de l’actuelle protestation.

En tous cas, les directions du FLN et du RND font face actuellement, en plus de la contestation de la rue, à une fronde interne assez importante. Ouyahia et Bouchareb ne vont probablement pas survivre à l’actuel mouvement populaire.

Et, justement, leurs opposants à l’intérieur de leurs partis veulent profiter de la situation actuelle pour les pousser au départ, ou le précipiter, avec l’espoir de pouvoir se «réconcilier» avec le peuple.

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