Algérie

Les partis commentent la sortie médiatique du président Bouteflika


Absence de consensus au sommet de l?Etat, selon le RCD Absence de consensus au sommet de l?Etat », « une preuve sur la convergence des visions à la tête du pouvoir ». La dernière sortie de Bouteflika et le prolongement de son silence sur la question de la révision constitutionnelle et sa volonté de briguer un troisième mandat sont interprétés différemment par la classe politique nationale. Les lectures varient selon la position des uns et des autres par rapport au pouvoir. Le RCD estime que l?ambiguïté caractérisant les propos du Président dans l?interview accordée, mercredi dernier, à l?agence Reuters, témoigne de « l?absence d?un consensus sur la question de la révision constitutionnelle au sommet de l?Etat ». « La tergiversation est permanente. Nous la constatons sur tous les plans : la politique interne et les choix économiques du pays. Cette culture renseigne sur les incohérences existant au sommet de l?Etat », soutient Mohamed Khendak, chargé de communication du RCD. Précisant que le chef de l?Etat ne pourra pas réaliser son programme durant les quelques mois qui le séparent de la fin de son deuxième mandat, Mohamed Khendak affirme qu?« il faut dire, sans attendre, cette vérité aux Algériens ». « Même les victoires de la lutte antiterroriste sont le fruit des efforts déployés par l?armée et les patriotes. C?est grâce à l?armée que le terrorisme a été vaincu et non pas à la réconciliation nationale comme tente de le faire croire l?entourage de Bouteflika », dira-t-il encore. La révision constitutionnelle, si elle devait avoir lieu, enchaîne-t-il, elle devrait se faire par référendum. « Mais Bouteflika et son entourage savent pertinemment que le taux d?abstention sera encore plus important », souligne-t-il. En revanche, le FLN croit déceler « une entente et une convergence des points de vue au niveau de la pyramide du pouvoir ». Ce parti, selon son chargé de communication, Saïd Bouhadja, estime que le président Bouteflika « a donné implicitement son accord pour la révision constitutionnelle ». « Il ne pourra pas annoncer sa volonté de briguer un troisième mandat sur des canaux étrangers. L?annonce sera faite en Algérie », lance-t-il en précisant que les réformes entreprises « dans différents secteurs s?inscrivent dans le cadre du processus de la révision constitutionnelle ». L?entretien accordé par le Président à l?agence britannique, juge-t-il, a pour but d?informer l?opinion nationale et internationale que les réformes « sont en cours ». Par ailleurs, le MSP se garde toujours de commenter la sortie présidentielle, même si, selon Mohamed Djomâa, porte-parole du parti, « le Président est partant pour la révision constitutionnelle ». « L?annonce de cette révision sera faite très prochainement », avance-t-il. Le Parti des travailleurs (PT), quant à lui, réitère sa position pour « la liberté des candidatures » et refuse de commenter l?intervention de Bouteflika.

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