Algérie

Les bonnes idées et la persévérance finissent par payer

Les bonnes idées et la persévérance finissent par payer
Ni pressing (trop cher) ni laverie automatique (trop de temps), le service de nettoyage que propose Houari Chaib est unique en son genre à Oran.Il permet à ses clients de se décharger de cette tâche ménagère à moindre coût, allant même jusqu'à offrir le service de la collecte et de la livraison du linge. 250 DA, plus une prestation supplémentaire pour le séchage, et le tour est joué.Bénéficiaire d'un prêt ANSEJ, Houari Chaïb a eu l'idée d'acquérir une dizaine de machines à laver domestiques, 5 appareils de séchage et une camionnette pour la modique somme de 1,7 million de DA. Son affaire, implantée au sein du quartier populaire Yaghmoracen (ex-Saint Pierre,) tourne déjà depuis 2007 et il se targue aujourd'hui d'être le seul sur ce créneau. Avec des hauts et des bas, il lui arrive néanmoins aussi d'embaucher un ou deux employés. «Je suis ce qu'on appelle un créateur de projet», indique-t-il sans fausse modestie, rappelant son passé de débrouillard.Au départ, en 1990, il a débuté en tant qu'installateur d'antennes paraboliques collectives. C'était une nouveauté et, à cette époque, ce métier était autant rare qu'indispensable mais il a pris le temps de s'informer avant de sauter sur l'occasion et bien avant les autres. La preuve en est qu'il a dû répondre à des demandes émanant de plusieurs villes de l'Ouest du pays, voisines d'Oran. La prolifération des «installateurs» et l'arrivée du numérique à partir de 1996 a tout chamboulé. «Je n'aime pas copier ce que font les autres, j'aime être le premier dans ce que j'entreprends mais il faut bien gagner sa vie et c'est pour cela que, du moins momentanément, j'ai dû me convertir en commerçant au début des années 2000», indique-t-il avec regret. Ses bénéfices ne lui permettaient pas alors de monter son affaire et l'Ansej a été une aubaine pour lui. Mais il faut dire que les choses n'on pas été simples, loin de là.Sans sa persévérance, quelqu'un d'autre aurait facilement abandonné. Il aura fallu batailler pendant deux ans, de 2005 à 2007, pour que son dossier aboutisse enfin. Les tracasseries administratives, on s'en doute, l'ont conduit jusqu'à Alger pour défendre sa cause. Parmi les incohérences qui lui ont causé le plus de soucis, il cite l'adéquation de sa future activité avec le code qui devait figurer sur son registre de commerce.Son cas a même été présenté devant le wali de l'époque par le directeur de l'ANSEJ qui a été sensible à l'intérêt qu'il y a à développer ce type de services. Là aussi, preuve qu'il a vu juste, une banque privée, parmi les innombrables établissements qui se sont installés à Oran, l'a contacté il y a deux ans pour lui proposer d'étendre son réseau en lui finançant les équipements de son choix mais il a refusé. «J'aurais dû répondre à la sollicitation car si demain beaucoup de monde décident de se lancer dans la même affaire, je serai, se désole-t-il, contraint de trouver autre chose». Des idées, il y en a mais, pour l'instant, il préfère les laisser mûrir.


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