Algérie - Revue de Presse

Les bandidos du trabajo


Tout comme il y a ceux « qui vont au travail » et ceux « qui travaillent », les premiers ne faisant que se rendre sur un lieu particulier, il ne faut pas confondre le « droit au travail » avec le « droit du travail », le premier ayant été rayé de la Constitution avec le droit au logement au titre des dommages collatéraux de la libéralisation. Si officiellement le chômage est descendu à 13%, le droit du travail continue à être bafoué, comme une femme qui aurait péché en se mariant toute seule contre quelqu?un. Non pas parce que des employeurs continuent à ne pas déclarer leurs employés, mais surtout parce que le droit du travail est, entre autres, ce qui permet à un travailleur de choisir ses représentants syndicaux. Pendant que leur chef mène une vie de patron, les syndicalistes de l?UGTA continuent d?exercer des pressions sur les travailleurs pour empêcher l?émergence de nouvelles organisations et agitent la carotte des avantages sociaux qu?ils contrôlent pour caporaliser ces travailleurs sous le commandement unique de l?UGTA. Ces stratégies de type mafieux indiquent que, là encore, l?apparition du SIT, Syndicat islamique du travail, a permis aux autorités d?interdire les autres syndicats sous le couvert du principe de précaution. Tout comme elles le font encore en interdisant certains partis politiques au nom du danger islamiste ou de nombreuses associations en agitant le même épouvantail frelaté, tout comme encore pour éviter la mainmise d?islamistes sur les lourds moyens audiovisuels et concurrencer le Pouvoir dans le matraquage idéologique, il interdit encore les médias audiovisuels privés. A ce titre, le ministre de l?Intérieur, le patron de l?UGTA ou le directeur de l?ENTV ne remercieront jamais assez l?islamisme d?avoir existé et de leur offrir ce monopole qui défie le sens de l?histoire. Ils ne seraient évidemment pas là où ils sont aujourd?hui.

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