Algérie

Les armateurs remettent en cause la législation


Grève au port de pêche de Béni-Saf Ce qui n’était que rumeur vient de se confirmer: une grève dont on ne connaît pas la durée vient de frapper le port de pêche de Béni-Saf. Certains marins ont été les premiers étonnés, hier samedi, de voir qu’aucune embarcation n’a appareillé vers le large. En effet, toutes sont demeurées amarrées au quai. La pomme de discorde pour les armateurs réunis hier matin, vers 11 heures, au niveau du port, reste le décret du 15/08/2004 fixant les caractéristiques techniques des bateaux de pêche intervenant dans la zone de pêche. Ce décret fait référence à celui du 13/12/2003 fixant quant à lui les modalités d’exercice de la pêche.Les armateurs rejettent en bloc le fond du premier texte sus-mentionné, notamment l’interdiction de pêcher en deçà des fameux 6 milles (articles 2 et 3 alinéas 1, 2 et 3) qu’ils jugent un obstacle à leur activité, particulièrement pendant la période creuse de mauvais temps où les bateaux ne peuvent s’aventurer dans les hauts fonds sans risques. De même qu’ils s’opposent au principe d’interdiction de l’usage du filet pélagique appelé couramment à cordes, à la délimitation des zones de pêche et à la mise en application du permis de pêche déclaré «non grata» car remplaçant le Rôle de pêche. Certains, et ils sont fortement majoritaires, remettent en question la taxe pour l’obtention de l’autorisation de pêche, qu’ils jugent excessive eu égard aux diverses charges dont ils sont redevables et dont ils s’acquittent. Cette taxe varie de 300 dinars pour les petits métiers (4,80 mètres de long) à 60.000 dinars pour les chalutiers ayant jusqu’à 24 mètres de long. Elle est payable annuellement. Elle a été portée pour les plaisanciers à 3.000 dinars, attirant là aussi les foudres de cette fraction des gens de la mer. Les armateurs ont établi une pétition où, en sus, ils ciblent les articles 52 et 55 de la loi de Finances 2006, selon eux, source de tous leurs ennuis. Le document sera incessamment adressé aux autorités compétentes. Par ailleurs, un groupe d’armateurs compte se déplacer à Alger pour une audience avec le ministre de tutelle. Après celui de Mostaganem, la grève gagne ainsi les autres ports de l’Ouest, pour des revendications dont on dit ici qu’elles auraient dû d’abord être présentées au lieu de paralyser des milliers d’emplois.
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