Algérie

Les appréhensions des subsahariens


Les appréhensions des subsahariens
Malgré toutes les tentatives pour leur offrir des repas dans les restaurants de la rahma, les réfugiés sont méfiants, croyant qu'ils risquent d'être emmenés ailleurs.Les réfugiés subsahariens qui ?vivaient' dans les abribus de la gare routière de Skikda, voilà déjà plusieurs mois, ont finalement été contraints de quitter leur gite. Un incendie a ravagé leurs tentes de fortune, les obligeant ainsi à quitter les lieux. Sans trop tarder sur les causes qui seraient réelles et les autres qu'on voudrait imaginaires, cet incident vient, une fois encore poser le problème humanitaire de ces réfugiés des temps modernes.Leur souffrance est trop grande pour qu'on se permette une quelconque stigmatisation. Jeuner dans la rue n'est pas chose aisée d'autant plus que la quasi majorité des 200 immigrants subsahariens recensés dans la seule ville de Skikda sont de confession musulmane. Avec la venue du Ramadhan, le problème de leur prise en charge a été sérieusement pris en charge en vue de leur permettre de rompre le jeûne dans la dignité. Une intention louable mais qui apparemment n'arrive pas encore à intéresser les subsahariens. «Tout a été mis en ?uvre pour que ces personnes ne manquent de rien.Tous les moyens humains et matériels nécessaires ont été réunis.» déclare le directeur de l'action sociale de la wilaya de Skikda (DAS). L'institut national de formation des métiers de l'agriculture, situé à la cité Merj-Eddib, a été choisi pour accueillir et subvenir aux besoins des 200 réfugiés durant le mois sacré. «On a d'abord commencé par prendre contact leurs représentants pour les informer qu'ils pouvaient venir, chaque jour, rompre le jeûne dans ce centre. On a même mis à leur disposition nos moyens de transport. En plus, nous avons fait appel à un médecin qui a été détaché à l'institut ainsi qu'une ambulance.» rajoute le DAS.Relevant, lors des premiers jours du Ramadhan, que les ressortissants africains ne s'étaient pas présentés pour prendre leur repas à l'institut et ne voulant certainement pas les brusquer, la DAS ainsi que la commune, ont opté alors pour une solution médiane. «Pour les rassurer, on a décidé de leur faire porter les repas là où ils se trouvaient. On se devait de les aider en espérant les convaincre de venir à l'institut.» rajoute notre interlocuteur. Seulement, les subsahariens donnent l'impression d'éviter tout rassemblement, croyant peut-être, qu'on voudrait les emmener ailleurs. Ils optent ainsi pour des regroupements épars et gardent des pratiques tribales assez évidentes en n'obéissant qu'à un seul chef.


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