
C'est en tout cas ce qu'indiquent les dernières données de l'Office national des statistiques (ONS) relayées hier par l'APS. Pour le détail on lit que cette amélioration a été plus importante pour le secteur public, puisque les résultats d'une enquête menée par l'ONS auprès de 400 entreprises, dont 340 publiques et 60 privées, ont montré que plus de 66% des entreprises publiques et 45% de celles du privé ont utilisé leurs capacités de production à plus de 75%. «Du coup les patrons ont affiché leur optimisme pour l'année 2015», est-il mentionné. Par ailleurs ces industriels prévoient une hausse de leur activité, de la demande sur le produit fabriqué et des effectifs ainsi qu'une bonne perspective de leur trésorerie. Au registre du niveau d'approvisionnement des entreprises en matières premières, l'ONS précise qu'il a été inférieur à la demande exprimée pour 30% des enquêtés du secteur public et pour près de 10% de ceux du privé, engendrant des ruptures de stocks chez 12% des premiers et 15% des seconds. «Des taux qui ont causé des arrêts de travail allant jusqu'à 30 jours», rappelle l'ONS.En ce qui concerne la stabilité des prix de vente, l'ONS rapporte que la demande en produits fabriqués a augmenté selon les représentants des deux secteurs.En effet, plus de 27% des chefs d'entreprise publiques et près de 20% de ceux du privé n'ont pas satisfait toutes les commandes reçues. Cette même source informe que plus de 36% des industriels du secteur public et près de 5% du ceux du privé ont rencontré des problèmes de transport des produits.Au registre de la consommation d'énergie chez les entreprises enquêtées, elle a connu une hausse au 4e trimestre 2014. Quant à leur approvisionnement en eau, il a été suffisant d'après la majorité des chefs d'entreprise des deux secteurs. En ce qui concerne les effectifs, ils ont baissé au dernier trimestre dans le secteur public selon les enquêteurs, qui expliquent cette situation par le départ à la retraite du personnel qui n'a pas été remplacé .Par contre pour le secteur privé les effectifs ont connu une augmentation durant la même période de référence et cela suite à l'amélioration des conditions de production et de la hausse du volume des commandes. Toujours dans le registre des effectifs, l'Office précise que plus de 55% des chefs d'entreprise publiques et près de 30% de ceux du privé ont jugé que le niveau de qualification des travailleurs reste «insuffisant». Toujours dans ce même contexte, 70% des premiers et près de la moitié des seconds ont affirmé avoir trouvé des difficultés à recruter du personnel, notamment d'encadrement et de maîtrise.Selon l'enquête, près des deux tiers des chefs d'entreprise enquêtés des deux secteurs ont déclaré ne pas pouvoir produire davantage en embauchant du personnel supplémentaire. Autre indication résultant de l'enquête menée par l'ONS : le taux d'absentéisme a été inférieur comparativement au trimestre précédent, selon 11% des enquêtés du secteur public et près de 56% de ceux du privé. On lit aussi qu'en raison des conflits sociaux, près de 3% du potentiel de production du secteur privé ont connu des arrêts de travail allant jusqu'à 12 jours. Toujours à propos des arrêts de travail, ils sont aussi dus, selon les chefs d'entreprise enquêtées, à la vétusté et la surutilisation des équipements. De ce fait plus de 70% des entreprises publiques concernées par l'enquête et près de 40% de celles du privé ont enregistré des pannes, engendrant des arrêts de travail allant jusqu'a 13 jours pour la majorité des concernés. Toutefois, et d'après les résultats de l'enquête, la majorité des entreprises publiques et près de la moitié de celles du privé ont remis ou pu remettre en marche leurs équipements, et plus de 50% ont procédé à des extensions ou à des renouvellements partiels. La presque totalité des chefs d'entreprise touchés par l'enquête ont déclaré pouvoir produire davantage en renouvelant l'équipement et sans embauche supplémentaire. Quant à l'état de la trésorerie des entreprises durant le 4e trimestre 2014, il a été jugé «bon» par 24% des gestionnaires du secteur public, alors que 8% d'entre eux et près de 20% du privé ont déclaré qu'il est «mauvais». Toujours est-il que les charges «trop élevées» et le remboursement des emprunts continuent d'influer sur la trésorerie des entreprises. En effet, l'enquête a montré que plus de 30% des entreprises publiques et près de 60% de celles du privé ont recouru à des crédits bancaires, et la majorité n'a pas trouvé de difficultés à les avoir.Z. A./APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ziad Abdelhadi
Source : www.latribune-online.com