Algérie

“Le rôle de la femme demeure timide dans le domaine politique”

“Le rôle de la femme demeure timide dans le domaine politique”
La secrétaire générale de l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), Noria Hafsi,  a été reconduite à la tête de cette organisation, lors du 10e congrès qui s’est tenu, hier,  à l’hôtel El-Aurassi à Alger.Cette session, qui durera deux jours, s’est ouverte en présence du Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia et du secrétaire général de la présidence de la République, M. Habba El-Okbi, ainsi que d’autres personnalités politiques. Le représentant personnel du président Bouteflika a lu une lettre que ce dernier a adressée aux congressistes, dans laquelle il rend un vibrant hommage à la femme algérienne et au combat qu’elle a mené depuis la guerre d’indépendance à nos jours. “La femme algérienne est aujourd’hui présente dans tous les domaines allant de l’éducation jusqu’au monde des affaires, c’est pour cela qu’elle doit avoir les mêmes droits et obligations que l’homme”. Le président de la République a, en outre, souligné que “l’équilibre et les enjeux futurs du pays reposent sur la femme et sa capacité à inculquer la culture de la démocratie, à renforcer le sentiment de civisme”. Après la réélection de la secrétaire générale, cette dernière a exprimé sa gratitude et ses remerciements aux personnes ayant répondu favorablement à l’invitation et aux congressistes.
Dans son discours devant les congressistes, Mme Nouria Hafsi a souligné que “le rôle de la femme algérienne, qui avait investi tous les domaines de développement, demeure timide dans le domaine politique. Sa présence dans les institutions législatives ne dépassant pas les 8%”. La responsabilité incombe, selon Mme Hafsi, aux partis, organisations, associations et au gouvernement qui ont la tâche de promouvoir le rôle de la femme dans l’exercice politique qui reste, selon elle, un “devoir national” et “une des composantes de la citoyenneté”. Dans ce sens, elle a appelé le président Bouteflika à promouvoir la femme algérienne politiquement à travers la mise en place d’un système de quotas, puisque, fait-elle remarquer, les partis politiques “ne sauraient respecter les règles du jeu”. Par ailleurs, la SG de l’UNFA a insisté sur l’organisation interne de l’union et sur sa réhabilitation, affirmant qu’“elle reste la structure nationale représentant et encadrant la femme algérienne (...) quel que soit son état”. Pour atteindre les objectifs tracés, ajoute-t-elle, il faudrait “esquisser un plan d’action qui s’attellera à renouveler les modes opératoires, à mobiliser toutes les capacités, à impliquer toutes les compétences et qui s’ouvrira aux différentes forces féminines parmi les jeunes”. En outre, la responsable a souhaité que le 10e congrès de l’UNFA porte sur des programmes permettant de meilleurs encadrements et sensibilisations de la femme algérienne à même de “la libérer, concrètement, de toutes les formes de soumission et de négligence, ce qui lui permettrait de défendre ses acquis”. Dans les coulisses du congrès, M. Ouyahia a fait une déclaration à la presse, dans laquelle il considère que “les efforts effectués par la femme algérienne à leur juste valeur”, en faisant référence “au rôle qu’elle a joué dans la réconciliation nationale”. De son côté, Mme Kassimi, membre du Comité national des sciences, de la culture et de l’éducation, a déclaré à Liberté que son organisation “porte de grands projets pour améliorer la condition de la femme algérienne, pour un meilleur avenir”. Il est à noter que les travaux, qui se poursuivront durant la journée d’aujourd’hui, porteront particulièrement sur la poursuite des débats et la lecture de la résolution finale du congrès.DJAZIA SAFTA/APS
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