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Le réseau Nada s'en remet au gouvernement et au Parlement



Le réseau Nada s'en remet au gouvernement et au Parlement
Le président du Réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant, Nada, Abderrahmane Araâr, a révélé, hier, que son instance compte saisir, prochainement, le gouvernement et le Parlement pour mettre fin à l'exploitation des enfants mineurs sur le marché informel. Lors de la présentation du programme de l'éducation sociale et financière des enfants mineurs exploités sur le marché noir, M. Araâr a indiqué que "Nada va saisir, en premier lieu, le Parlement pour introduire des amendements dans la loi travail de l'enfant. On va exiger l'introduction de mécanismes à caractère répressif, mais aussi des amendements pour que l'enfant fasse valoir ses droits. L'enfant est, certes, protégé par la loi algérienne aux plans civil, social et pénal, mais il ne l'est pas assez au plan moral. Aujourd'hui, les parents, qui jettent leurs enfants en bas âge dans la rue pour travailler, doivent répondre devant les juridictions compétentes, comme d'ailleurs les grossistes qui les exploitent pour faire écouler leurs marchandises sur les trottoirs durant le mois de Ramadhan ou les vacances scolaires". Pour M. Araâr, "cette exploitation n'est plus conjoncturelle. L'enfant est devenu un esclave et il est soumis au diktat des commerçants à longueur d'année". Il révélera que des milliers d'enfants sont actuellement exploités par des commerçants informels sur la bande frontalière algéro-tunisienne, sur les autoroutes, dans des champs, le bâtiment, etc. Quid du nombre d'enfants "employés" dans le circuit informel ' M. Araâr a affirmé que "le réseau Nada n'a reçu que 160 requêtes pour le moment. Mais si le ministère du Travail et de la Sécurité sociale a réussi à quantifier le circuit formel, il pourrait bien mobiliser ses services pour lancer un recensement national des enfants mineurs exploités dans le monde du travail". Et d'ajouter : "On va saisir par écrit le ministère du Travail pour lancer une opération de recensement national. On ne va pas éliminer ce fléau, certes, mais on ne va pas, non plus, rester les bras croisés." Le représentant de la brigade des mineurs relevant de la Gendarmerie nationale ira dans le même sens, révélant que "les enquêtes menées sur le terrain ont démontré que ce sont les parents qui poussent leur progéniture à travailler dans l'informel. On doit sensibiliser au mieux les parents, car le tout répressif n'amène pas de résultats probants". "On ne doit pas se voiler la face, car l'enfant fait face à des fléaux sociaux dangereux comme le viol, la drogue, la violence physique, la fugue, etc."FARID BELGACEM
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