Alger - Revue de Presse

Le président Bouteflika interpellé



Au crépuscule de leur vie, ils souffrent d'un manque de prise en charge sanitaire adéquate, eux qui avaient sacrifié leur jeunesse pour que vive l'Algérie libre et indépendante. Leur association (Angig), qui compte quelque 8500 adhérents, interpelle le président Bouteflika par le biais d'une lettre de doléances, faisant état des conditions épouvantables et intenables dans lesquelles ils vivent depuis de longues années. Saisissant l'occasion de la tenue d'une conférence sur les événements de 11 Décembre 1960, tenue hier à  Alger, l'Angig a appelé le chef de l'Etat à  intervenir pour mettre fin à  la longue souffrance de cette catégorie particulière des invalides. «Il est du devoir de notre jeune gouvernement de prendre en charge cette minorité de moudjahidine qu'on considère comme des chouhada encore en vie.
Il est du devoir de l'Etat et de la société de prendre toutes leurs responsabilités envers l'histoire. Jusqu'à quand cette catégorie continuera-t-elle de souffrir du manque de prothèses '» se demande-t-on dans la lettre adressée au Président. «Au XXIe siècle, certains de nos invalides utilisent pour marcher des branches en bois complètement usées. C'est une tragédie parmi tant d'autres dont souffrent les grands invalides, cela au moment où l'industrie des prothèses se développe de manière impressionnante dans les pays qui respectent leurs libérateurs», ajoute-t-on dans la même lettre. L'Angig rappelle au Président sa déclaration en 2000 à  Tipasa sur les grands invalides, appelant à  reconnaître les sacrifices qu'ils ont consentis pour l'Algérie en leur prodiguant les soins nécessaires et en leur assurant la prise en charge qu'ils méritent. Les grands invalides ne cachent pas ainsi leur désespoir face à  leur situation qui ne cesse de se compliquer.
Ils trouvent «injuste» qu'un moudjahid infirme ne trouve même pas de prothèses, alors que certaines catégories de la société baignent dans le luxe et l'opulence. Prenant leur mal en patience, les grands invalides espèrent que le chef de l'Etat intervienne sans tarder pour les réhabiliter dans leurs droits.                                    
 
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