Algérie

Le premier pas

Quel est le pire pays où les Français souhaiteraient vivre ' À cette question posée dans un sondage publié dernièrement par le site du Huffington Post, 82% des Français répondent l'Algérie. Un sondage que devraient lire le président Bouteflika et le MAE français, Laurent Fabius.
Pour ceux qui considèrent que les Algériens sont trop ombrageux, chatouilleux sur leur nationalisme et mécaniquement anti-Français, ce sondage nous révèle également le chemin à parcourir en France sur le ressentiment anti-Algérien. Pour ceux qui nous reprochent notre inlassable revendication d'un pardon officiel exprimé par la France, le sondage indique que la mémoire colonialiste est un sujet qui semble ancré dans l'imaginaire historique du Français. Les Français continuent de nous détester cordialement et les Algériens font semblant qu'ils peuvent transcender leur passé douloureux.
En définitive, rien n'est réglé.
La preuve en est que Bouteflika reçoit Fabius après avoir accueilli Chirac, Sarkozy, Juppé, Chevènement, Alliot-Marie, Raffarin et même, dans une autre vie de diplomate, Giscard d'Estaing, Joubert, Raymond Barre et même Louis de Guiringaud que même les historiens ont oublié. Le président algérien avait raté la parenthèse socialiste de Mitterrand, lorsque Fabius était un fringuant ministre, il est présent quand les socialistes sont revenus aux affaires avec un François Hollande qui donne des gages de courage politique qu'aucun président français n'a fait avant lui sur sa relation à nous.
Est-ce une raison d'espérer ' Le débat sur la mémoire n'est pas aussi compliqué qu'on veuille bien nous le présenter. Il y a un bourreau et une victime. Il faut que le bourreau reconnaisse ses torts, abjure son passé colonial et demande pardon. Est-ce si difficile ' Quand la France était dans la peau de la victime face à l'Allemagne nazie, le bourreau a reconnu le préjudice. Hollande le sait, Bouteflika plus que lui. Donc, Messieurs...
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