Algerie - A la une

Le pouvoir piégé dans un cercle vicieux en dépit de l'embellie financière



En plus de l'embellie financière dont l'Algérie dispose, l'Etat algérien devrait commencer à répondre aux revendications sociales, économiques et politiques en entamant des réformes profondes. Toutefois, la limite que le président de la République n'a pas pu franchir dans son discours à la Nation montre que l'Algérie gâche, une fois de plus, sa chance de relance.Les experts économiques estiment que le meilleur moment de réussir quelconque programme de réformes, c'est le moment où le Trésor de l'Etat soit rempli et non pas le contraire. Toutefois, le discours du président dans lequel il a parlé d'ateliers de réformes, montre que le pouvoir veut gagner du temps, au lieu d'aller vers une meilleure gouvernance et vers la transparence dans la gestion des affaires générales. La décision d'amender la constitution, deux ans seulement après sa révision en 2008, ainsi que la revendication de révision de la loi électorale amendée en 2003 révèle que le pays est entré dans un cercle vicieux et n'arrive pas à trouver un modèle démocratique que le tous les acteurs politiques embrasseront et qui impose au pouvoir de reconnaître l'opposition et impose également à la minorité de respecter et de faire confiance dans la majorité. Le flou qui entoure les règles du jeu démocratique en Algérie n'est pas dû à des lacunes dans la constitution ni dans les lois y afférentes. Il est cependant dû à l'absence d'une volonté politique chez le pouvoir à respecter ces règles, pis encore, à leur violation sur le terrain.
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