Vendredi, 672e jour d'agression sioniste contre la population civile de Ghaza mise sous un siège total depuis plus de 5 mois (160 jours), l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le rapport statistique publié jeudi par le ministère de la Santé, fait état de 703 victimes lors des précédentes 24h (mercredi), dont 100 martyrs et 603 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, soit au total 61.258 martyrs et 152.045 blessés, depuis le 7 octobre 2023.
Le bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève quant à lui à 9.752 martyrs et 40.004 blessés.
En outre, le ministère de la Santé ajoute, concernant les massacres israéliens dans les « centres d'aide » israélo-américains, que durant la journée de mercredi, 51 personnes ont été tuées et 230 blessés par les tirs des soldats de l'occupation et des agents de la fondation américaine «GHF», portant à 1.706 martyrs et 12.030 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire.
Par ailleurs, la même source affirme que les hôpitaux de la bande de Ghaza ont enregistré, durant la période indiquée, 4 nouveaux martyrs de personnes affamées, ce qui porte le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et les Etats-Unis, à 197 martyrs, dont 96 enfants.
La Croix-Rouge internationale a déclaré, hier, que son hôpital de la ville de Rafah, au sud de la bande de Ghaza, avait soigné plus de 4.500 blessés, dont la plupart se rendaient vers des sites de GHF de distribution de nourriture.
Les largages d'aides humanitaires continuent de faire de victimes. Hier, un enfant a été gravement blessé suite à la chute de caisses sur la rue Al-Jalaa, à l'ouest de la ville de Ghaza, a indiqué à Al Jazeera une source à l'hôpital Al-Maqassed.
De son côté, une source à l'hôpital Al-Aqsa a fait état de 5 martyrs et de plusieurs autres blessés dans un bombardement israélien visant des agents chargés de sécuriser quelques camions d'aide humanitaire à l'est de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza.
L'hôpital Al-Aqsa a également mis en garde contre une « grave pénurie de carburant et de l'augmentation du nombre de blessés et de malades dans la région ». « Nos réserves de carburant sont très faibles et ne suffisent à faire fonctionner l'hôpital que pendant quelques heures avant d'être complètement hors service », ajoute la déclaration.
L'occupation interdit à la Protection civile de secourir les blessés
Le porte-parole de la Protection civile de Ghaza, Mahmoud Bassal, a déclaré à Al Jazeera que l'armée d'occupation israélienne refuse l'accès de ses équipes à certaines zones de la ville de Ghaza pour secourir les blessés.
« Nous avons besoin de personnel supplémentaire pour évacuer les blessés dans toute l'enclave », a-t-il ajouté.
En outre, dans un communiqué, Mahmoud Bassal a mis en garde « contre les risques que représente le largage aérien d'aide humanitaire pour la vie des civils et préconise des méthodes de livraison plus sûres ».
Le porte-parole de la Protection civile a averti les donateurs internationaux que « le largage aérien d'aide humanitaire présente de grands risques pour les civils ».
« Le largage de colis lourds depuis le ciel cause des blessures et des décès lorsqu'ils tombent sur des civils dans des zones densément peuplées », a-t-il ajouté.
« La Protection civile palestinienne appelle les agences donatrices internationales et les organisations humanitaires à adopter des méthodes sûres et organisées pour acheminer l'aide, par le biais de passages terrestres et d'une coordination sur le terrain qui garantisse que ces aides parviennent à ceux qui en ont besoin sans causer d'autres pertes humaines », poursuit le communiqué.
Plan d'occupation militaire de la ville de Ghaza
Annoncé jeudi par les dirigeants de l'entité sioniste, le plan d'occupation militaire de la ville de Ghaza et l'évacuation de sa population a été largement dénoncé par les factions de la résistance palestiniennes, l'autorité palestinienne, et plusieurs pays.
Dans deux communiqués séparés, les Mouvements Hamas et Jihad islamique ont qualifié de « nouveau crime de guerre » le projet d'occupation de la ville de Ghaza et le déplacement de l'ensemble de ses habitants.
« Cette décision de l'occupation explique clairement son retrait soudain du dernier cycle de négociations », affirme le Hamas qui appelle les Nations Unies et la Cour pénale internationale à « agir d'urgence, pour mettre un terme à ce projet et à demander des comptes aux dirigeants de l'occupation ».
Le Hamas tient « l'administration américaine pour responsable des crimes de l'occupation, en raison de son soutien politique et militaire » et avertit Israël que « son aventure d'occupation de Ghaza lui coûtera cher et ne sera pas une promenade de santé ».
Pour le Jihad islamique, cette décision « ouvre un nouveau chapitre de la guerre d'extermination » du peuple palestinien.
« Le gouvernement de l'entité se prépare à intensifier ses massacres à Ghaza. Nous tenons les gouvernements arabes et de l'Occident pour responsables dans cette escalade criminelle de Netanyahou (qui) est pleinement soutenue par l'administration Trump », ajoute le communiqué du Jihad.
Autres réactions
Pour le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, le projet israélien « est contraire à la décision de la Cour internationale de justice selon laquelle Israël doit mettre fin à son occupation dès que possible, à la mise en œuvre de la solution à deux États convenue et au droit des Palestiniens à l'autodétermination ».
De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, a annoncé sur X qu'il convoquait l'ambassadeur israélien au sujet du projet d'Israël de « prendre le contrôle militaire » du territoire palestinien de Ghaza pour lui « exprimer clairement notre désapprobation totale de cette décision, mais aussi de la colonisation continue ».
Le ministre danois des Affaires étrangères a appelé Israël à « revenir immédiatement sur sa décision », alors que son homologue espagnol a condamné la décision « qui ne fera qu'entraîner davantage de destructions et de souffrances », appelant à un « cessez-le-feu permanent, un accès immédiat et généralisé à l'aide humanitaire et la libération des otages ».
« Si Israël prenait le contrôle total de la bande de Ghaza, cela constituerait une violation inacceptable du droit international », affirme le MAE norvégien, une décision qui « ne contribuera en aucun cas au retour des otages », estime son homologue néerlandais, Caspar Veldkamp.
Dans une déclaration au site américain Axios, le MAE néerlandais a assuré que l'entité sioniste était en train de « perdre l'Europe », soulignant que « le soutien européen à Israël ne signifie pas une approbation des actions du gouvernement qui suscitent une inquiétude croissante dans les capitales européennes », rapporte Al Jazeera.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : conséquent politique!
Source : www.lequotidien-oran.com