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Le personnel médical tire la sonnette d'alarme

L'hôpital Mohamed-Boudiaf de Bouira fait face à une véritable pénurie de médicaments dits d'urgence. C'est, du moins, ce que nous avons appris auprès du Dr Ameziani, coordinatrice locale du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP). "Nous faisons face à une crise des médicaments d'urgence qui sont vitaux pour nos patients", a-t-elle affirmé. Interrogée à propos de ces médicaments manquants, notre interlocutrice révèlera qu'il s'agit du Netral et du Lasilix, qui sont prodigués en cas d'?dème aigu du poumon (OAP).Il y a également le HSC, qui est injecté en complément de l'adrénaline pour les cas de détresse respiratoire. Elle citera également le Dicynone, le Glucagon, le Salbutamol, le Spasfon ou encore la vitamine D. En outre, nous apprendrons que les médicaments cardio et vaso-actifs, comme la dobutamine et la noradrénaline, sont également introuvables au niveau de cet hôpital. "Nous avons écrit aux services concernés, tout en soulignant l'urgence de ces médicaments, mais jusqu'à présent, aucune réponse ne nous a été fournie", déplore le Dr Ameziani.En outre, notre interlocutrice regrette l'absence des moyens les plus rudimentaires, tels que le coton, les seringues, les compresses, la bétadine, les gants en latex, les bandelettes réactives et autres produits anesthésiants, pour prendre en charge les malades. "On ne trouve même pas de gants, alors qu'on travaille au contact du sang. On suture des plaies avec des boîtes non stérilisées et parfois, il n'y a même pas de boîtes de suture et de matériel stérilisé pour soigner les malades. Moi, je n'accepte pas de travailler dans ces conditions. Je suis un praticien de santé, je sais ce que ce danger représente. C'est une situation vraiment critique."Par ailleurs, selon la représentante du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (Snmgsp), les médecins généralistes à Bouira sont "marginalisés et livrés à eux-même". "Nous travaillons en sous-effectif du fait que l'administration pousse les praticiens à la démission. D'ailleurs, ces deux derniers mois, nous avons enregistré pas moins de treize départs", a-t-elle signalé. R. B.
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