Algérie

Le musée national, Cirta, a accueilli 12 000 visiteurs en 2011 Il se félicite de sa fréquentation appréciable l'an passé

Le musée national, Cirta, a accueilli 12 000 visiteurs en 2011 Il se félicite de sa fréquentation appréciable l'an passé
De notre correspondant à Annaba,
Mohamed Rahmani

Une activité muséale à longueur d'année anime l'enceinte, ce qui lui a permis d'accueillir un nombre de visiteurs des quatre coins du pays et de l'extérieur. Des conférences-débats instaurés depuis deux ans ont ressuscité l'importance des traces préhistoriques. Mais générer des foules incessantes aux seuils des portails demeure l'autre défi à relever par les responsables pour dire que le musée tourne à plein régime. Le musée national Cirta enregistre une fréquentation appréciable au cours des ces deux dernières années, se félicitent les responsables qui y activent. «Preuve en est qu'on est passé de 9 000 visiteurs en 2010 à 12 000 en 2011. L'exercice en cours devra être ponctué par un nombre plus élevé» révèlent les mêmes sources. Grâce à sa diversité en objets d'arts et d'archéologie, l'enceinte attire de plus en plus de curieux à longueur d'année. C'est ce qui lui donne une bonne place dans l'échelle des valeurs de l'activité muséale. En première ligne, ce sont les établissements scolaires qui le comblent à travers des visites périodiques, programmées en collaboration avec la direction de l'Education. En plus, aux côtés des délégations officielles (plus de 200 cette année), des étrangers qui foulent le sol constantinois s'adonnent à c'ur joie pour monter et descendre les quelques marches, à longueur d'année, avec des pics variables. «Le billet d'entrée est fixé à 20 da mais pour la frange des scolarisés et d'etudiants, une réduction de 50% y est appliquée» explique le chef de service. Et d'ajouter que des visites guidées, détaillées sont assurées gratuitement aux visiteurs. Par ailleurs le musée aura innové depuis 2010 avec le concours de la tutelle en organisant des cycles de conférences animées par des archéologues ou écrivains ayant paraphrasé sur le sujet. Et comme le cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie s'y prête, les organisateurs ont convenu quelques colloques sur le sujet. En matière de formation et d'encadrement des étudiants, la galerie met à la disposition des fins de cycle un large éventail en matière de documentation. Toutefois, un atelier d'archéologie et des beaux arts a été initié en faveur des enfants désirant s'initier au dessin et aux formes archéologiques. «Il est régi par des animateurs formés en archéologie» explique notre source. En résumé, les gestionnaires varient les initiatives et les concours pour donner au musée une impression vivace. Pourtant l'invitation muséale demeure souvent déclinée par une grande partie de la population, quoique les statistiques soient palpables. «Tant que l'on n'a pas vu des files d'attente aux seuils de la galerie, aucun satisfecit n'est en mesure de confirmer intégralement la santé de ce genre de structure» expose un adepte de l'archéologie. Et d'ajouter : «L'activité requiert une dynamique spécifique avec une mobilisation et une sensibilisation accrue pour la rendre attrayante. A commencer par la vulgarisation et la mise en place de nouveaux mécanismes aptes à impliquer, en premier lieu, le citoyen dans son penchant indéfectible pour ces lieux chargés d'empreintes historiques.» Du moins, sur cet aspect, ce ne sont pas les initiatives qui font défaut. La ville de Constantine renferme quelques bonnes volontés qui tentent, vaille que vaille, d'entretenir les legs à travers des rencontres thématiques. «Les Amis du Musée», pour ne citer que cette association à budget limité, reste attachée à la sphère muséale et à tout ce qui raconte Constantine. Réanimer les musées «en hibernation» n'a pas de recette taillée sur mesure. Sensibilisation des citoyens, «créativité et innovation» dans la profession sont parmi les ingrédients à faire valoir par les responsables directs de ces galeries afin que celles-ci racontent chacune son itinéraire «archéologique et historique.» Le musée évoque une sensation, une histoire,' Il sollicite une réflexion délicate, capable de l'illustrer davantage avec un pari en sus : celui de drainer un grand public, seul baromètre pour confirmer que les galeries incitent à la curiosité et à l'apprentissage.
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