Le ministère de la Culture et des Arts de l’Algérie, en partenariat avec le Fonds pour le Patrimoine mondial africain (AWHF), a organisé un atelier international de formation par visioconférence du 28 au 31 juillet 2025. Cet événement, consacré à la gestion et à la valorisation du patrimoine mondial, a réuni des experts d’organisations internationales de référence ainsi que des représentants de 27 pays africains, selon un communiqué officiel du ministère.
Un atelier préparatoire de haut niveau
Cet atelier virtuel, qualifié de « haut niveau » par les organisateurs, constitue une étape préparatoire à un second atelier prévu en présentiel en Algérie en septembre 2025. Cette initiative s’inscrit dans une démarche stratégique visant à renforcer l’engagement de l’Algérie en faveur de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel africain. Elle reflète également l’approche du ministère visant à promouvoir le patrimoine culturel algérien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, tout en consolidant la position de l’Algérie dans le domaine de la diplomatie culturelle.
L’organisation de cet atelier découle d’une rencontre clé, tenue le 19 mai 2025, entre le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, et le directeur général de l’AWHF, M. Jopela Albino. Au cours de cette réunion, les deux parties ont convenu de lancer un programme de coopération ambitieux, axé sur le renforcement des capacités des pays africains dans l’élaboration de dossiers de candidature pour l’inscription de sites naturels et culturels sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Objectifs et contenu de l’atelier
L’atelier a permis une évaluation préliminaire des propositions d’inscription de plusieurs sites africains sur la Liste du patrimoine mondial. Il s’est concentré sur le renforcement des compétences des participants pour élaborer des dossiers de candidature conformes aux critères techniques et artistiques rigoureux établis par l’UNESCO. Des experts du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont encadré les sessions, offrant un accompagnement spécialisé.
Les participants ont bénéficié de la présentation d’outils méthodologiques avancés, conçus pour améliorer la qualité des dossiers de candidature. Ces outils mettent l’accent sur l’importance de l’évaluation préliminaire dans le processus de préparation, permettant d’identifier et de corriger de manière proactive les lacunes techniques et scientifiques. Cette approche vise à optimiser les chances d’acceptation des candidatures par les organes consultatifs de l’UNESCO, tels que l’ICOMOS et l’UICN.
Une dynamique continentale pour la préservation du patrimoine
L’atelier a permis d’initier l’élaboration de dossiers pour plusieurs sites culturels et naturels d’importance majeure en Afrique. Ces dossiers seront finalisés et soumis à une évaluation approfondie lors de la deuxième phase de l’atelier, prévue en présentiel en Algérie en septembre 2025. Cette session en présentiel offrira une plateforme pour des discussions approfondies et des ajustements techniques, dans le but de maximiser l’impact des candidatures africaines auprès de l’UNESCO.
Cette initiative témoigne de la volonté de l’Algérie de jouer un rôle de leader dans la coopération culturelle africaine. Elle s’inscrit dans une vision stratégique du ministère de la Culture et des Arts, qui cherche à développer des compétences continentales pour la préservation et la valorisation du patrimoine commun. En favorisant l’inscription de sites africains sur les listes internationales, l’Algérie contribue à assurer une protection durable et efficace du patrimoine culturel et naturel du continent.
Une étape vers une diplomatie culturelle renforcée
Cet atelier illustre également l’engagement de l’Algérie à renforcer ses relations de coopération internationale dans le domaine du patrimoine culturel. En collaborant avec l’AWHF et d’autres partenaires internationaux, l’Algérie cherche à promouvoir une approche inclusive et collaborative pour la gestion du patrimoine mondial. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large de positionner le pays comme un acteur clé dans la diplomatie culturelle, tout en valorisant son propre patrimoine, riche de sites emblématiques tels que la Casbah d’Alger, la vallée du M’Zab ou encore les ruines romaines de Timgad, tous inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Perspectives pour l’avenir
L’atelier de septembre 2025, qui se tiendra en Algérie, marquera une nouvelle étape dans ce programme ambitieux. Il réunira à nouveau des experts et des représentants africains pour finaliser les dossiers de candidature et discuter des stratégies de gestion durable des sites proposés. Cette initiative renforcera non seulement les capacités des pays africains, mais également leur visibilité sur la scène internationale, contribuant ainsi à la reconnaissance mondiale de la richesse et de la diversité du patrimoine africain.
En conclusion, l’organisation de cet atelier de formation, en collaboration avec l’AWHF, traduit l’engagement ferme de l’Algérie à préserver et promouvoir le patrimoine culturel et naturel du continent. Cette démarche, à la croisée de la coopération internationale et de la valorisation culturelle, positionne l’Algérie comme un acteur incontournable dans la sauvegarde de l’héritage commun de l’humanité.
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Posté par : patrimoinealgerie