Algérie

Le message du président

Le président Bouteflika a délivré samedi un message au peuple algérien après la signature de la loi de finances 2006, message dont voici la traduction intégrale : « Au nom de Dieu, le Clément et le Miséricordieux, Chères concitoyennes, chers concitoyens, La signature de la loi de finances 2006 marque, aujourd?hui, la reprise de mes activités après une absence forcée et un séjour d?un mois hors du pays. En reprenant mes fonctions, je tiens à vous affirmer que je n?ai point cessé, durant toute la période de ma convalescence, de superviser les affaires de l?Etat et de diriger ses actions. Ayant recouvré ma santé, je retrouve aujourd?hui mes pleines capacités pour poursuivre la mise en ?uvre du programme dont vous m?avez chargé, en toute confiance, d?initier, un programme qui vise, en premier lieu, à consacrer la sécurité du citoyen et le bien-être de notre peuple. Je m?engage de nouveau à poursuivre, grâce à votre soutien, citoyens et institutions, mes efforts en vue de conférer davantage de rationalité à l?Etat, d?engager la réforme de ses structures de manière à imposer la force de la loi, et de réformer la justice et le système éducatif. Ces efforts, grâce à Dieu, commencent à porter leurs fruits. L?Algérie, qui a recouvré sa place dans le concert des nations, se doit impérieusement de relancer son processus de développement dans tous les domaines, pour mieux s?adapter à des exigences de plus en plus pressantes. Les épreuves que subissent parfois les individus et les peuples sont le fait de la volonté divine, mais c?est grâce à elles que se consolident les liens de solidarité et se forge la volonté d?en triompher. L?épreuve que j?ai moi-même subie n?a fait que conforter ma détermination et ma force pour faire face, avec courage et optimisme, aux difficultés rencontrées dans la réalisation des objectifs que nous nous sommes assignés. Chères concitoyennes, chers concitoyens, alors même que je m?adresse à vous, je suis envahi par cette immense joie de me retrouver de nouveau parmi vous, vous qui, en fait, n?avez quitté, ne serait-ce qu?un instant, ni mon c?ur ni mon esprit. Je m?adresse à vous, alors qu?une année s?achève et que nous nous apprêtons à en accueillir une nouvelle. L?année qui s?achève a été jalonnée de moments de joie et de tristesse. Elle ne ressemble point aux autres. Au cours de cette année, Dieu nous a mis face à des épreuves desquelles nous sommes sortis victorieux grâce à Son aide et à Sa grande miséricorde. Dieu aura, ainsi, voulu que nous prenions pleinement conscience de l?étendue des sentiments d?amour, de compassion et de fraternité qui nous animent et qui ont révélé toutes les vertus, toutes les valeurs et toutes les qualités des Algériens. Ces sentiments ont failli être altérés par certains fléaux sociaux, jusque-là étrangers à l?Algérie et qui ne trouveront ni aujourd?hui ni demain place sur cette terre. Dieu a aussi voulu que nous soyons plus attentifs à ce lien d?amour et de loyauté tissé de sentiments de sincérité, de fidélité et de hautes valeurs morales qui nous ont, de tout temps, unis et que Dieu a conforté par la consolidation de notre unité et notre cohésion dans l?heur et le malheur. Les marques de sympathie et d?amour que vous m?avez témoignées et les craintes et préoccupations dont vous avez fait montre au sujet de mon état de santé, ainsi que la joie et le soulagement que vous aviez manifestés à ma sortie de l?hôpital, m?ont touché au plus haut point. Je dois dire que ces marques de sympathie et d?amour ont été plus grandes que les sentiments que j?ai pu éprouver au sujet de mon état de santé et de ma guérison. Si la guérison est un des bienfaits dont Dieu gratifie les humains, gagner les c?urs est, incontestablement, la plus grande et la plus précieuse des bénédictions. C?est assurément un bonheur sublime et une des plus grandes joies de la vie. Le moins que puisse faire celui qui occupe une telle place dans le c?ur de ses compatriotes est de leur consacrer sa vie et ses efforts. Une année s?achève donc avec son lot de malheurs et de bonheurs et nous en accueillons une autre durant laquelle nous espérons cueillir les fruits des bonnes actions que nous avons menées dans les domaines politique, culturel, éducatif, social et économique. Nous espérons poursuivre ces actions avec une volonté et une détermination encore plus accrues pour que les générations futures puissent en tirer tous les bienfaits. L?enthousiasme dont vous faites montre pour les actions soutenues et sincères en vue de mener nos projets et nos actions à leur terme et assurer à notre pays plus de stabilité et un solide ancrage me laisse entrevoir cet avenir prospère auquel nous aspirons, d?autant que nous disposons désormais des instruments nécessaires à la relance à même de nous permettre d?atteindre notre objectif, celui d?une Algérie prospère et développée. Nous accueillons cette nouvelle année qui s?annonce sous d?heureux auspices coïncidant avec la célébration de l?Aïd El Adha, symbole de sacrifice et d?abnégation et qui nous inspire quiétude et sérénité. Dans ce climat empreint de spiritualité à la faveur duquel la part d?humanité domine en chacun de nous, je saisis cette heureuse occasion pour vous faire part, chers concitoyens et concitoyennes, où que vous soyez, à l?intérieur du pays, sur les Lieux Saints de l?Islam ou à l?étranger, de mes v?ux les meilleurs, priant le Tout-Puissant de gratifier chacun de vous de ses infinis bienfaits et de sa grâce et de vous préserver pour le bien de la nation. C?est sur vous, et vous seuls, que se fondent les espoirs de voir notre pays devenir, comme nous l?avons toujours souhaité, une nation fière et digne, source de puissance et d?influence en même temps que source de pureté, de production, d?inspiration et de créativité. Vous m?avez honoré d?une confiance sans nulle autre pareille dans notre chère patrie. Ce sont vos pieuses prières qui m?aideront à m?acquitter de ma mission et de ma dette envers vous et à demeurer fidèle au serment, digne de cette confiance au service de l?Algérie éternelle et de son peuple vaillant que Dieu le bénisse. O combien ai-je besoin de m?en remettre encore à Dieu, pour l?implorer dans son infinie sagesse, de nous gratifier, en cette fête de l?Aïd, de sa bénédiction, nous combler de ses bienfaits, nous préserver et nous guider sur la voie de la réussite. Je vous souhaite une bonne année, une heureuse fête de l?Aïd et une vie pleine de bonheur ».
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