Algérie - Revue de Presse

Le Fonds national de péréquation des ?uvres sociales



Quand le rêve tourne au cauchemar Pour les salariés, le Fonds national de péréquation des ?uvres sociales (Fnpos) représente un moyen d?acquérir un logement ou obtenir une aide. Rares sont ceux qui en connaissent l?origine ou le fonctionnement. Et lorsqu?on les informe que cette structure existe depuis 24 ans grâce aux salariés, ils sont plutôt étonnés. En effet, le logement n?est pas l?affaire de l?APC, de l?EPLF, de la CNEP ou des promoteurs immobiliers seulement mais, par manque d?informations, le salarié ne sait pas qu?il alimente une structure qui a pour tâche de le loger. Le Fnpos est une entité créée en 1983 sous le règne de Chadli Bendjedid, selon la loi 83-16 du 2 juillet 1983. Depuis août 1994, selon le décret exécutif n°94-186 du 6 juillet 1994, le fonds reçoit une manne financière des ?uvres sociales des entreprises publiques et privées qui se concrétise par 0,5% de la masse salariale brute en faveur de la promotion du logement social des salariés. Les quotes-parts des ?uvres sociales des organismes employeurs, recouvrées par la Caisse nationale des assurés sociaux (CNAS) des travailleurs salariés, sont reversées au compte ouvert par le fonds (réf. art. 30 du 3 février 1996). Néanmoins, ce n?est qu?en 1996 qu?un directoire et une équipe pour gérer cette structure ont été installés. Voilà 13 ans depuis que les ?uvres sociales alimentent par le biais de la CNAS les caisses du fonds, alors que la concrétisation des projets sur le terrain est quasi inexistante. En août 2005, le Fonds de péréquation des ?uvres sociales, par le biais de l?antenne régionale d?Alger sise à la zone industrielle de Oued Smar, a lancé un programme de 1816 aides, 1658 prêts et 250 logements sociaux participatifs et 2401 logements vente sur plan. Un formulaire a été dûment rempli par chacun des postulants avec tous les documents y afférents (acte de naissance, attestation de travail, dernière fiche de paie et celle du conjoint éventuellement, certificat de résidence, affiliation à la CNAS...). L?évaluation a été établie selon les critères d?ancienneté du travailleur salarié, le niveau de revenu, les conditions de logement et la situation familiale avec un barème à points. Et sur la base de ces données, la liste des bénéficiaires a été érigée. Une année plus tard, soit en 2006, des réponses ont été données aux postulants. Les dossiers rejetés ont été postés à leurs destinataires avec le motif du refus. Une convocation par télégramme a été reçue par les bénéficiaires les invitant à se rapprocher de la direction pour les informer de vive voix, sans document officiel, de leur présélection. Une présélection établie au cas où des déclarations s?avèreraient par la suite incorrectes ou mensongères. Par ailleurs, le directeur général de l?époque, en l?occurrence M. Attia, (il est décédé un mois plus tard), a été démis de ses fonctions, « sans motifs valables puisque le bilan était positif », selon les dires d?un cadre, pour être remplacé par l?actuel (ex-DG de l?OPGI de Relizane). Ce dernier aurait exigé la révision totale des dossiers et de dresser une autre liste de bénéficiaires. Le projet d?août 2005, qui a été lancé en grande pompe par le FNPOS, attirant des milliers de travailleurs qui espéraient enfin obtenir un toit ou une aide à la construction, se retrouve en stand-by. Au vu de la lenteur prise dans le traitement des dossiers, il risque d?être remisé aux oubliettes, et, par conséquent, faire disparaître le rêve caressé par des milliers de travailleurs. Entre-temps, un bras de fer est engagé entre les cadres et les dirigeants (voir El Watan du 1er août 2007) accentuant la situation de crise qui prévaut. Par autant d?années de cotisations reversées par les salariés, ce sont des millions de dinars qu?a engloutis cet organisme jusqu?à ce jour alors que seulement 2718 logements, dont 2401 non encore réalisés ? une goutte d?eau ? sont proposés aux cotisants de la wilaya d?Alger. En attendant de connaître le sort réservé au programme 2005, une autre question se pose : « Où est passé tout cet argent ? »


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