Algérie

Le 3ème sommet de l'Opep ouvert hier à Ryadh Hausse des prix et tensions guerrières

Le sommet de l'Opep, le troisième du genre depuis celui d'Alger en 1975, s'est ouvert hier soir à Ryadh en Arabie Saoudite en présence de nombreux chefs d'Etats membres de l'organisation. Le Venezuela étant le pays qui a organisé le second sommet de l'Opep, il est revenu à Hugo Chavez le soin de prendre la parole en premier. Après des versets coraniques, le président vénézuélien a fait une déclaration très combative en rappelant le contexte de la création de l'Opep en tant qu'acteur régional et politique et non en simple acteur technique du secteur pétrolier. Il a lu, en faisant des clins d'oeil au président Bouteflika, de longs extraits de la déclaration du sommet d'Alger en 1975 pour rappeler que l'Opep était une organisation politique et «même révolutionnaire». Il a défendu l'idée que l'Opep soit un acteur politique influent dans le monde et qu'elle exige le respect de la défense de nos souverainetés. Il a indiqué qu'en cas d'agression contre l'Iran ou son pays, les prix du pétrole atteindraient des centaines de dollars. L'Opep, a-t-il dit, doit être à l'avant-garde du combat contre la pauvreté en Afrique et Amérique Latine. Il a proposé la création d'une banque de l'Opep qui sera affectée à cette question. Hugo Chavez a donné le ton. La tenue de ce sommet se tient en effet dans un contexte exceptionnel marqué par une situation géopolitique délicate sur plusieurs fronts dans la région du Moyen-Orient qui pousse les prix à la hausse. Pays «militants», comme le Venezuela ou l'Iran, ou modérés, comme l'Arabie Saoudite, s'accordent à dire que le prix du pétrole qui a frôlé la barre des 100 dollars avant d'amorcer un reflux n'est pas lié à un déficit de production. «Il y a assez de pétrole sur le marché, d'autant qu'on assiste à un fléchissement de la demande», a expliqué Chakib Khelil qui ne s'attend pas à ce que le prix dépasse rapidement la barre des 100 dollars. Le sommet des chefs d'Etat de l'Opep ne va faire aucune annonce en matière de hausse de la production. Celle-ci, bien qu'improbable, relève de la rencontre des ministres prévue à Abou Dhabi, le 5 décembre prochain. Il semble évident pour beaucoup de pays membres que le contexte géopolitique et le jeu de la spéculation sont déterminants dans la flambée des prix et qu'une hausse de la production n'aurait pas d'effet notable, comme cela a été le cas pour la dernière augmentation décidée par l'Opep. La question du dollar ne fera pas, elle également, l'objet d'annonce malgré la vive discussion sur le sujet entre le ministre vénézuélien de l'Energie, Rafael Ramirez, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, et, de l'autre, le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud Al-Fayçal. MILITANTS ET MODERES
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