Algérie

Le CIO n'accepte pas le décret 11-22 Le sport algérien en pleins remous

Le sport algérien est de nouveau dans les rets d'une instance sportive internationale. Et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agit de la première d'entre elles, le Comité international olympique.
Ce dernier aurait fait savoir, par écrit, au Comité olympique algérien qu'il n'était pas du tout d'accord avec certaines dispositions du nouveau décret relatif aux fédérations sportives et que le mieux serait que ce texte soit de nouveau examiné et amendé. On se rappelle le remue-ménage qu'avait provoqué la promulgation du décret précédent,
le 05-405, un texte que le CIO avait demandé qu'il soit corrigé et rédigé selon des normes qui aillent dans le sens d'une autonomie des fédérations sportives.
Le décret 05-405 avait tenu bon jusqu'à ce qu'il soit procédé au renouvellement des instances sportives algériennes en 2009, un renouvellement qui n'a pas du tout répondu à l'objectif de relance du secteur vu que les résultats du sport algérien n'ont jamais été si mauvais que depuis que les fédérations fonctionnent avec les bureaux fédéraux issus des élections de 2009.
On a donc procédé à la révision du décret en question une fois ce renouvellement terminé pour aboutir au texte, le 11-22, qui est en vigueur depuis le 26 juillet 2011. On aurait pu penser qu'il amènerait des réponses aux attentes du CIO mais voilà que celui-ci se manifeste pour indiquer que le nouveau décret comporte pas mal de dispositions en contradiction avec les principes qu'il défend.
On citera au moins une de ces dispositions qui posent problème, celle relative à la composition du bureau fédéral d'une fédération.
Le décret 05-405 stipulait que le ministre de la Jeunesse et des Sports avait la possibilité de désigner un certain nombre de personnes, qualifiées d'experts, pour siéger dans l'assemblée générale d'une fédération après quoi une ou deux de ces personnes pouvaient accéder par voie électorale au bureau fédéral. Cette disposition contestée par le CIO a été enlevée et n'existe donc pas dans le nouveau décret.
Ce dernier comporte, par contre, une nouvelle disposition qui a provoqué la réaction négative de l'instance olympique internationale. Il s'agit de l'article 21 qui stipule que «le bureau fédéral comprend en outre deux (2) à quatre (4) membres que le ministre chargé des sports peut désigner lorsque la fédération est financée majoritairement sur fonds publics et/ou par les organismes et entreprises publics».
Le rédacteur du texte a bien tenté de rattraper le coup en indiquant : «Toutefois, le ministre chargé des sports et sur rapport de ses services peut déroger aux dispositions de cet alinéa», rien n'y a fait, le CIO refuse carrément l'article tel qu'il est proposé. En somme, l'instance olympique ne veut pas qu'une instance gouvernementale puisse s'ingérer dans l'organisation d'une fédération sportive quand bien même celle-ci n'active que grâce aux subventions que lui verse son gouvernement.
Le CIO fait savoir qu'il observe de près ce qui se passe dans la gestion du sport dans notre pays et que si jamais une plainte parvenait à ses services concernant la moindre pression exercée sur une fédération sportive, il serait dans l'obligation d'intervenir. Voilà de quoi donner à réfléchir alors que l'on sait que les fédérations sportives algériennes seront appelées à renouveler leurs directions lors du deuxième semestre de l'année en cours, soit après les Jeux olympiques de Londres.
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